Tumeur au testicule gauche ou droit

La tumeur du testicule est due à la croissance des cellules cancéreuses dans l’un ou les deux testicules (gauche et droite).
Les testicules sont situés dans le scrotum, le sac de peau sous le pénis.
Les testicules produisent :

  • Les hormones sexuelles mâles,
  • Les spermatozoïdes pour la reproduction.
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Par rapport à d’autres cancers, le cancer du testicule est rare et se développe principalement chez les américains de sexe masculin âgés de 15 à 40 ans.

Généralement, la tumeur n’affecte qu’un seul testicule, il est rarement bilatérale.
Le testicule le plus touché est le testicule droit.

 

Type de tumeur au testicule

Il existe deux types de tumeur germinale du testicule :

  • Séminomateuse. Peut subvenir à tout âge, mais si une personne âgée développe un cancer testiculaire, il est plus probable qu’il s’agisse de séminome.
    En général, les séminomes sont moins agressifs des non séminomateuses et sont particulièrement sensibles à la radiothérapie.
  • Non séminomateuse. Il se développe très tôt et se propage rapidement aux ganglions lymphatiques rétropéritonéaux (derrière les organes du ventre, le long de l’aorte et de la veine cave) et aux autres organes.
    Il existe plusieurs types de cancers non séminomateux : choriocarcinome, le carcinome embryonnaire, le tératome et la tumeur du sac vitellin.
    Ce type de cancer est moins sensible à la radiothérapie que le séminomateux. Souvent la chimiothérapie est efficace pour la tumeur non séminomateuse, même si le cancer s’est propagé.

Caractéristiques de la tumeur germinale

Séminomateuses Non séminomateuses
 Malignes de bas grade
– Métastases rétropéritonéales élevées
– Métastases viscérales retardées
(poumons, etc.)
– Sensibles à :

  • Radiothérapie,
  • Chimiothérapie.
– Malignes de haut grade
– Agressives
– Métastases à travers le sang
– Sensibles à la chimiothérapie

 

Un petit pourcentage de cancer du testicule se développe dans le stroma.

Parmi les tumeurs du stroma, il y a celle :

  1. Des cellules de Leydig (elle produit d’œstrogènes, on a la gynécomastie),
  2. Des cellules de Sertoli (elle produit d’androgènes et d’œstrogènes, on a une puberté précoce et la gynécomastie).

Il s’agit de tumeurs malignes avec un comportement bénin, donc elles génèrent rarement des métastases, mais dans ce cas elles sont très agressives et la situation est très grave.
Les tumeurs des cellules de Leydig sont plus fréquentes chez les enfants, il est donc conseillé de ne négliger aucun nodule ou masse dans les testicules de l’enfant.

 

Causes du cancer du testicule

Dans la plupart des cas, les causes du cancer du testicule ne sont pas claires. Ce cancer survient lorsque les cellules normales du testicule s’altèrent.
Les cellules saines grandissent et se divisent de manière ordonnée pour maintenir le bon fonctionnement du corps.
Certaines cellules peuvent développer des anomalies et se multiplier de façon désordonnée.
Les cellules cancéreuses continuent à se diviser même lorsque cela n’est pas nécessaire.
L’accumulation cellulaire forme une masse dans le testicule.
Presque toutes les tumeurs testiculaires sont créées par les cellules germinales, c’est-à-dire les cellules dans les testicules qui produisent les spermatozoïdes immatures.
On ne connait pas les causes de l’altération des cellules germinales et de la croissance tumorale.

 

Facteurs de risque

Les facteurs qui peuvent augmenter le risque de cancer du testicule sont :

  • Un testicule non descendu (cryptorchidie). Les testicules se forment dans la zone abdominale durant le développement fœtal et descendent généralement dans le scrotum avant la naissance.
    Les hommes avec le testicule non descendu ont un risque de cancer plus élevé au niveau des deux testicules. Le risque demeure même quand le testicule a été placé chirurgicalement dans le scrotum.
  • Anomalie du testicule. Les maladies qui provoquent un développement anormal des testicules comme le syndrome de Klinefelter ou le syndrome de Down, peuvent augmenter le risque de cette tumeur.
  • Alimentation. Une étude japonaise publiée sur Pubmed montre une récurrence plus élevée de tumeur du testicule chez ceux qui mangent du fromage et boivent du lait.*
  • Antécédents familiaux. Si les membres de votre famille ont eu un cancer du testicule, le risque augmente.
  • Âge. Le cancer du testicule affecte les adolescents et les jeunes, particulièrement ceux donc l’âge est compris entre 15 et 40 ans. Toutefois, il peut survenir à tout âge.
  • Appartenance ethnique. Le cancer du testicule est plus fréquent chez les hommes blancs.
  • Infertilité. Les hommes infertiles ont une triple probabilité de développer un cancer des testicules par rapport à ceux fertiles ; les raisons de cette incidence ne sont pas claires.
  • Tabac. Des études ont montré que les fumeurs à long terme (les personnes qui ont fumé un paquet de 20 cigarettes par jour pendant 12 ans ou 10 cigarettes par jour pendant 24 ans) ont un deux fois plus de risque de développer un cancer des testicules que les non-fumeurs.
  • Sida. Les hommes atteints de sida, ont un risque accru de ce cancer des testicules. Cela se produit en raison de la réduction de l’activité du système immunitaire ou à cause da l’atrophie des testicules provoquée par cette maladie. **
  • Taille. Une étude menée en 2008 a montré que la taille des hommes affecte le développement du cancer du testicule. ***
    Les hommes avec une taille comprise entre 190 et 194 cm sont deux fois plus susceptibles de développer un cancer du testicule que ceux de taille moyenne.
    Les hommes qui mesurent plus de 195 cm ont un risque triple de développer un cancer du testicule que ceux de taille moyenne.
    Ne pas être grand (moins de 170 cm de haut) diminue le risque de contracter le cancer du testicule d’environ 20 %.

Sources:

* Incidence and mortality of testicular and prostatic cancers in relation to world dietary practices.
Ganmaa D1, Li XM, Wang J, Qin LQ, Wang PY, Sato A – Int J Cancer. 2002 Mar 10;98(2):262-7.
** Risk of germ cell tumors among men with HIV/acquired immunodeficiency syndrome.
Goedert JJ1, Purdue MP, McNeel TS, McGlynn KA, Engels EA – Cancer Epidemiol Biomarkers Prev. 2007 Jun;16(6):1266-9.
*** Lifetime growth and risk of testicular cancer.
Richiardi L et al. – Int J Cancer. 2014 Aug 1;135(3):695-701.

 

Symptômes du cancer du testicule

Tumeur-au-testiculeLes signes et les symptômes du cancer testiculaire comprennent :

  • Des nodules dans les testicules,
  • Une sensation de lourdeur dans le scrotum,
  • Une douleur sourde dans l’abdomen ou l’aine,
  • Une accumulation soudaine de liquide dans le scrotum,
  • Le testicule ou le scrotum font mal, surtout quand le patient marche ou court (à cause de l’impact contre la jambe),
  • Une baisse de libido chez certains hommes,
  • L’augmentation de la taille du testicule,
  • Le développement des seins (gynécomastie),
  • La stérilité.


Le nodule est généralement dans un seul testicule et il ne provoque pas de douleur.
Seulement un tiers des gens qui souffrent de tumeur au testicule ressentent de la douleur et dans 10% des cas elle est aiguë.

La tumeur provoquer rarement une augmentation du niveau de l’hormone betaHCG qui provoque la gynécomastie (développement du tissu mammaire).

Symptômes en phase avancée

Le cancer des testicules se répand ou crée des métastases surtout :

  1. Aux ganglions lymphatiques du ventre,
  2. Dans les poumons.

Le cancer arrive rarement :

  1. Au foie,
  2. Au cerveau,
  3. Aux os.

Parmi les symptômes de tumeur du testicule avec métastases il y a :

Diagnostic du cancer du testicule, comment le reconnaître

Chaque homme devrait effectuer l’autopalpation des testicules qui consiste à une légère pression sur la surface du testicule, pour exclure la présence de masses ou de nodules après une douche chaude.

La tumeur apparaît comme une masse (excroissance) ou une zone qui a une texture plus rugueuse ou irrégulière au toucher.

Diagnostic différentiel
À part le cancer, ce gonflement peut être provoqué par :

  • Une infection,
  • Une hydrocèle,
  • Une varicocèle, dans ce cas on a l’impression que c’est un sac de vers dans le scrotum,
  • Une hernie inguinale,
  • L’épididyme,
  • Le lymphome nH,
  • L’orchite,
  • Le spermatocèle,
  • La torsion testiculaire.

Examens pour la tumeur au testicule

Pour déterminer si le nodule testiculaire est malin, le médecin peut recommander :

  • Ecografia-tumore-didimo-testicoli

    Écographie – tumeur des testicules

    Échographie. L’échographie testiculaire utilise des ondes sonores pour créer une image du scrotum et des testicules.
    Elle peut aider le médecin à déterminer la nature d’une éventuelle masse testiculaire, par exemple si les nodules sont solides ou remplis de liquide. L’échographie indique l’emplacement des masses à l’intérieur ou à l’extérieur du testicule.

  • Aucune biopsie n’est effectuée parce que parmi les conséquences, il y a un risque de propagation vers les ganglions lymphatiques.
  • Les analyses de sang. Le médecin peut demander des tests sanguins pour déterminer les concentrations des marqueurs tumoraux (markers) dans le sang.
    Les marqueurs tumoraux sont présents dans le sang d’une personne en bonne santé, mais les concentrations de ces substances peuvent être élevées dans certaines situations telles que le cancer du testicule.
    Parmi ces marqueurs on a le lactate deshydrogénase (LDH), l’alpha-foetoproteine et le bêta-HCG.
    Les niveaux élevés d’un marqueur tumoral dans le sang n’indiquent pas la présence de cancer mais peuvent aider le médecin à établir le diagnostic.
  • La radiographie du thorax. Pour comprendre si la tumeur a créé des métastases au niveau thoracique.

Classification de la tumeur au testicule

La classification de ce type de neoplasie se base sur beaucoup de paramètres (la taille, la diffusion aux ganglions lymphatiques ou aux organes).
On peut résumer généralement de la manière suivante :

  • Stade 1 – Les cellules cancéreuses ne sont que dans le testicule,
  • Stade 2 – L’implication des ganglions de l’abdomen et des pelvis,
  • Stade 3 – La diffusion aux organes comme les os, les poumons et d’autres organes.

 

Traitement de la tumeur au testicule

En stade I, le traitement consiste généralement à l’ablation chirurgicale du testicule, indépendamment du type de tumeur.

Séminome

En phase I des séminomes, le traitement standard prévoit :

  • Une observation,
  • La chimiothérapie par carboplatine,
  • Éventuellement la radiothérapie.

En stade II, les tumeurs séminomes sont divisées en tumeur volumineuse et non volumineuse.
La grande tumeur est généralement supérieure à 5 cm.
Les options de traitement du séminome non volumineux de phase II prévoient :

  • L’ablation chirurgicale du testicule suivie de radiothérapie aux ganglions lymphatiques de l’abdomen et des pelvis,
  • L’ablation chirurgicale du testicule et la chimiothérapie pendant 9 semaines (trois cycles de 21 jours) à base de bléomycine, étoposide, cisplatine, ou de 12 semaines (quatre cycles de 21 jours) à base d’étoposide et de cisplatine,
  • L’ablation chirurgicale du testicule et des ganglions lymphatiques de l’abdomen.


Pour une tumeur volumineuse, le traitement consiste à l’ablation chirurgicale du testicule suivie de :

  • La chimiothérapie pendant 9 semaines (trois cycles de 21 jours), à base de bléomycine, étoposide et cisplatine ou 12 semaines (quatre cycles de 21 jours) d’étoposide et cisplatine sans la bléomycine,
  • Ou la radiothérapie des ganglions lymphatiques dans l’abdomen et les pelvis.

Après la chimiothérapie si les restes des cellules cancéreuses sont plus petits de 3 cm on n’a pas besoin de traitement, au contraire le médecin prescrit la radiothérapie.

Non-séminomes

Pour les non-séminomes de phase 1, après l’ablation du testicule, la thérapie prévoit :

  • L’observation,
  • la chimiothérapie par bléomycine, étoposide et cisplatine,
  • Une intervention chirurgicale pour enlever les ganglions lymphatiques abdominaux.

Traitement de non-séminome de la phase II
On procède généralement à l’ablation du testicule et des ganglions lymphatiques à l’arrière de l’abdomen (rétropéritoine).
Si la tumeur est localisée dans les ganglions lymphatiques retirés, il est souvent recommandé 6 semaines de chimiothérapie par cisplatine et étoposide (avec ou sans la bléomycine).
D’autres choix sont :

  1. L’intervention pour retirer le testicule, suivie par une association de médicaments de chimiothérapie et une autre intervention chirurgicale pour les restes des cellules cancéreuses,
  2. La chimiothérapie avant de l’intervention chirurgicale pour retirer le testicule si le cancer s’est répandu et peut provoquer la mort du patient.

Après la chimiothérapie dans 10% des cas, les cellules qui restent sont malignes.
En cas de masses de plus d’un centimètre, on effectue une intervention chirurgicale d’ablation.
Si la tumeur qui reste est inférieure à 1 cm on peut attendre et observer ou on peut choisir d’effectuer une intervention d’ablation.

 

Séminomes et non-séminomes

Dans le stade III (cancer testiculaire avancé ayant provoqué des métastases en plus des ganglions lymphatiques), le traitement consiste à l’élimination du testicule suivie de plusieurs médicaments de chimiothérapie.

Les métastases se forment généralement aux poumons et au foie.
Le traitement est le même pour la phase III du séminome et non séminome, sauf pour le fait que, après la chimiothérapie, on procède souvent à l’ablation d’éventuelles tumeurs résiduelles non-séminomes.
Dans les séminomes, en général les tumeurs résiduelles ne nécessitent d’aucun traitement supplémentaire.

Si le cancer est la récidive d’une tumeur testiculaire précédente, on utilise généralement une combinaison de médicaments de chimiothérapie différents, tels que ifosfamide, étoposide, cisplatine, vinblastine ou paclitaxel.
Parfois, ce traitement est suivi par une transplantation autologue de moelle osseuse ou de cellules souches périphériques qu’on avait prélevées avant de la chimiothérapie car ce traitement est toxique pour les cellules de la moelle osseuse.

Conséquences du traitement pour la tumeur du testicule

Les rechutes qui surviennent plus de deux ans après le traitement initial sont généralement traitées chirurgicalement.

Dans la plupart des cas, l’ablation d’un testicule ne provoque pas de problèmes dans les rapports sexuels à long terme et n’empêche pas d’avoir des enfants.

Certains traitements pour le cancer peuvent provoquer l’infertilité.
Il est recommandé de stocker le sperme dans une banque de sperme.
Certains hommes optent pour la prothèse testiculaire. Le chirurgien insère le testicule artificiel dans le scrotum pour maintenir l’apparence naturelle des organes génitaux.

En guérit-on ? Taux de survie du cancer du testicule

De nos jours, la grande majorité des hommes atteints de cancer du testicule a une espérance de vie d’au moins 10 ans.

Stade Survie à
5 ans
1 99%
2 95%
3 80%

 

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Tumeur au testicule gauche ou droit ultima modifica: 2016-02-12T08:02:24+00:00 da Defilippo Giovanni