Quels examens dois-je faire pour le mal de dos ? Découvrez la réelle utilité des examens

Quels examens dois-je faire pour le mal de dos ? Découvrez la réelle utilité des examens

La question la plus fréquente du patient qui va chez le médecin/kinésithérapeute pour le mal de dos est : quels examens dois-je faire ?

À juste titre, une personne veut savoir pourquoi elle a mal des douleurs lombaires.

Le problème est que beaucoup de personnes pensent que si l’examen révèle une anomalie au dos (une hernie, de l’arthrose, de l’ostéoporose, etc.), la cause de la douleur est forcément celle-là.

Mais êtes-vous vraiment sûr que ce soit cela ?

En d’autres termes, pensez-vous qu’un examen par imagerie médicale (comme une radiographie ou une IRM) peut montrer la cause de la douleur au dos ?

Malheureusement ce n’est pas le cas !

Les examens sont des outils qui peuvent aider au diagnostic, mais seulement lorsqu’ils sont indiqués.

EXAMEN POUR LE MAL DE DOS

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Dans cet article, je vais expliquer :

  • Les examens recommandés selon les directives internationales,
  • Quels examens et quelles informations sont vraiment nécessaires pour comprendre la cause du mal de dos.

Origine de la douleur

L’identification de la source de la douleur est d’une importance fondamentale pour décider du traitement le plus approprié (Amirdelfan et al. – 2014).

Beaucoup de personnes pensent que le mal de dos dépend des nerfs, mais généralement, les douleurs au dos proviennent :

  • Des muscles
  • De la bande de tissu conjonctif,
  • Des os,
  • Des articulations,
  • Des disques entre les vertèbres,
  • Des organes abdominaux.

ORIGINE DU MAL DE DOS

De plus, lors de l’évaluation clinique, il faut considérer que les douleurs au dos peuvent également être influencées par des facteurs psychologiques, tels que:

Cependant, il faut faire attention à ne pas sous-estimer un mal de dos en pensant qu’il est causé par l’anxiété.

La douleur est plus susceptible d’augmenter à cause de l’anxiété, mais est rarement la cause principale.

 

Comment fait le médecin pour trouver les causes de la lombalgie ?

Tout d’abord :

Une visite médicale approfondie est la première chose à faire et aucun examen d’imagerie médicale ne peut la remplacer.
Le médecin doit analyser la zone douloureuse, faire des tests de routine et évaluer la réponse douloureuse à la palpation.

La première chose à faire est de comprendre s’il existe des symptômes ou des facteurs de risque pouvant indiquer une cause grave.

COMMENT FAIT LE MÉDECIN POUR TROUVER LES CAUSES DE LA LOMBALGIE

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Par exemple, dans le cas où le patient ne réussisse pas à dormir à cause de la douleur, il est possible que la cause soit une douleur à un organe ; il peut aussi s’agir d’une tumeur (par exemple une tumeur à la vessie).

Voyons comment faire dans ces cas.

 

Quand faut-il s’inquiéter ?

En médecine, on parle de signaux d’alerte (red flags) pour indiquer des signes, des symptômes ou des facteurs de risque pouvant indiquer un trouble grave.

Il faut donc passer des examens pour comprendre la situation du patient.

En cas de douleurs au dos, l’objectif de ces signaux d’alerte est de relever :

  • Des fractures,
  • Des infections,
  • Le syndrome de la queue de cheval (un trouble important des nerfs provenant de la colonne),
  • Des tumeurs à la colonne vertébrale.

Les signaux d’alerte sont :

  • De récents traumatismes significatifs comme :
    • Une chute d’une certaine hauteur,
    • Un accident de voiture,
    • Une contusion ;
  • Un récent traumatisme léger chez les personnes de plus de 50 ans : une chute de quelques marches de l’escalier ou une glissade sur les fesses peuvent être considérées comme un traumatisme léger ;
  • La prise prolongée de médicaments à base de cortisone ; des personnes souffrant d’asthme, de MPOC (maladie pulmonaire obstructive chronique) et de troubles rhumatismaux, peuvent avoir pris ce type de médicaments ; Cela augmente les risques de fracture ;
  • Les personnes qui souffrent d’ostéoporose importante, par exemple une femme âgée qui a déjà eu une fracture à la hanche, peuvent être considérées à haut risque ;

Quand faut-il s'inquiéter

  • Quiconque a au moins 70 ans : il y a une augmentation de l’incidence :
    • De cancer,
    • D’infections abdominales ;
  • Les personnes ayant déjà eu un cancer ;
  • Les personnes qui ont récemment souffert d’une infection ;
  • Une fièvre de plus de 38° C doit être prise en considération ;
  • L’utilisation de drogue : ce comportement augmente considérablement le risque d’infection ;
  • Une incontinence fécale ou urinaire, mais aussi une rétention d’urine (la vessie ne se vide pas complètement) ;
  • Une anesthésie en selle (perte de sensibilité dans la partie du corps qui appuierait sur une selle, donc la partie interne de la cuisse et la partie inférieure du bassin) ;
  • Les personnes ayant eu un cancer par le passé ;
  • Une douleur lombaire qui s’aggrave la nuit et au repos : elle peut être provoquée par une tumeur maligne ;
  • Une perte de poids inexplicable peut indiquer des pathologies importantes comme une tumeur ou une métastase osseuse ;
  • Une douleur qui dure depuis au moins un mois, dans ce cas également, il faut exclure une tumeur .

La présence d’une de ces situations justifie de se rendre aux urgences d’un hôpital, surtout si le médecin généraliste ne peut pas voir le patient dans les 24 heures.

Il faut une être vu par un médecin pour les symptômes qui peuvent provenir des nerfs.

Parmi les symptômes des pathologies qui touchent les nerfs, il y a l’incapacité à :

  • Marcher,
  • Lever le gros orteil vers le haut,
  • Marcher sur les talons
  • Marcher sur les points de pieds.

Ces symptômes peuvent indiquer une lésion ou une compression du nerf et il peut s’agir d’un trouble qui relève de la compétence du neurochirurgien.
L’incontinence urinaire ou fécale et la difficulté à initier ou à arrêter un flux d’urine ou de selles, peut être le signe d’une urgence aiguë et une évaluation immédiate dans un service d’urgences est nécessaire.

 

Je n’ai pas aucun signal d’alerte, quels examens dois-je faire ?

Au cours des six premières semaines, l’American College of Radiology recommande de ne pas passer d’examens par imagerie médical à moins qu’il y ait des signaux d’alerte :

  • Un traumatisme récent important,
  • Un traumatisme léger chez les sujets âgés de plus de 50 ans,
  • Une perte de poids ou de fièvre sans cause apparente,
  • Un traitement pour supprimer le système immunitaire,
  • Un diagnostic antérieur de cancer,
  • Une consommation de drogues par voie intraveineuse,
  • Une prise prolongée de cortisone ou d’ostéoporose,
  • Avoir plus de 70 ans,
  • Des troubles causés par des problèmes nerveux avec des symptômes progressifs ou invalidants (Tan et al. – 2016).

Par conséquent, les cas pour lesquels un examen par imagerie médicale est nécessaire pour le diagnostic sont très rares.

 

Pourquoi ?

Parce que les douleurs au dos dépendent souvent de causes qui ne se voient pas sur l’IRM ou sur la radiographie, par exemple :

Les cas où il faut un examen de diagnostic sont rares

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En outre, une étude de Boden et al (1990) montre que les résultats des examens par imagerie médicale ne sont pas liés aux symptômes.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Que l’IRM montre souvent des anomalies qui ne provoquent en réalité pas de douleur.

Dans cette étude, il existe des pourcentages de patients de plus de 60 ans qui présentent des anomalies (hernie, sténose, etc.), mais ne ressentent aucune douleur (voir le tableau ci-dessous).

Anomalie anatomique % de personnes sans symptôme
Hernie discale 36%
Sténose rachidienne 21%
Bombement discal ou discopathie dégénérative 90%
Arthrose vertébrale (Koes et al. – 2006) 40-50%
Spondylolisthésis (Kauppila et al. – 1998) 66%

Source : Boden SD, Davis DO, Dina TS, Patronas NJ, Wiesel SW Abnormal magnetic-resonance scans of the lumbar spine in asymptomatic subjects. A prospective investigation. J Bone Joint Surg Am. 1990 Mar; 72(3):403-8.

Considérez que ces anomalies anatomiques (hernie, protrusion, etc.) peuvent être présentes depuis des décennies, mais que la personne ne le savait pas car elle n’avait jamais eu de douleur.

Selon une étude de Kauppila et al. (1998), le spondylolisthésis (glissement d’une vertèbre devant l’autre) ne provoque pas de symptômes dans 66% des cas.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Que, à l’exception de cas exceptionnels, le spondylolisthésis ne fait pas mal.

Sinon, cela provoquerait des douleurs chez tout le monde, vous ne pensez pas ?

Le fait qu’une personne ait mal au dos et un spondylolisthésis n’est qu’une coïncidence (Van Tulder et al. – 1997).

Probablement, cette personne a un problème qui provient :

  • Des muscles,
  • Des articulations,
  • De la bande de tissu conjonctif (un tissu qui relie toutes les structures du dos et se trouve sous la peau).

En effet, il n’y a pas que les nerfs qui provoquent les symptômes, et d’ailleurs, cela ne se produit presque jamais.

Sinon, tous les patients souffrant de douleurs au dos devraient être opérés, car ni la kinésithérapie ni les médicaments ne peuvent :

  • enlever une hernie discale ou une protrusion,
  • Réaligner le dos en cas de spondylolisthésis,
  • Rajeunir le dos en cas de sténose lombaire.

Il n'y a pas que les nerfs qui provoquent les symptômes, d'ailleurs, cela ne se produit presque jamais.

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Parfois, les patients atteints de hernie discale effectuent les traitements (par exemple, les exercices Mckenzie) et ne ressentent plus de douleur, mais la hernie reste.

En fait, j’ai même eu un patient qui a effectué une IRM après avoir suivi le traitement et qui avait une hernie plus importante. Cependant, il n’avait plus de douleur et est retourné au travail.

Une autre fausse croyance est que si quelqu’un a mal au dos et à la jambe, l’origine de la douleur est forcément le dos.

La douleur aux jambes peut être due à un problème de membre inférieur :

  • Musculaire,
  • Articulaire,
  • Postural.

Le mal de dos peut aussi être indépendant.

Il faut donc contrôler l’ensemble du membre douloureux avant d’établir la cause réelle.

 

Quels sont les questions que le médecin pose durant la visite ?

Étant donné que différentes pathologies peuvent causer la lombalgie, le dossier médical complet est nécessaire. Pour certains, les questions peuvent ne pas sembler pertinentes, mais elles sont très importantes pour le médecin.

  • Première chose : Le médecin pose certaines questions pour exclure les signaux d’alerte décrits ci-dessus.
  • Deuxième chose : Il faut exclure les causes de la douleur qui proviennent des organes abdominaux et pelviens. Le médecin pose des questions sur les maladies récentes et les symptômes associés tels que :
    • La toux,
    • La fièvre, qui peut indiquer une infection,
    • Une difficulté à uriner, qui peut indiquer un problème de prostate,
    • Des problèmes intestinaux, par exemple la constipation peut provoquer des douleurs au dos.

Chez les femmes, le médecin doit savoir s’il y a :

  • Un saignement vaginal,
  • Des crampes,
  • Des pertes.

La douleur qui provient des organes du bassin est souvent ressentie dans le dos.

Si les causes graves et abdominales ont été exclues, Il faut ensuite comprendre ce qui cause les douleurs musculo-squelettiques.

 

Questions clés pour comprendre l’origine de la douleur

La douleur ne vient pas par hasard ou par malédiction divine.
Je pose certaines questions fondamentales pour comprendre comment aider le patient.
Les plus importantes sont :

  1. Est-ce que vous avez senti une douleur immédiate en soulevant un objet lourd ?
  2. Qu’est-ce qui améliore ou aggrave les symptômes ?

 

Prenez-vous des médicaments ?

Certains médicaments provoquent des douleurs musculaires chez certaines personnes, par exemple :

  • Les statines (pour réduire le cholestérol),
  • Les bisphosphonates (pour l’ostéoporose et la maladie de Paget),
  • Les fluoroquinolones (un type d’antibiotique),
  • Les rétinoïdes (pour les maladies de la peau telles que l’acné).

Qu’est-il arrivé quand la douleur a commencé ?

Il est essentiel de savoir pourquoi le patient peut en connaître la cause, même s’il ne le dit pas tout de suite.

Avez-vous un style de vie sédentaire ?

Un mode de vie sédentaire peut provoquer des douleurs au dos.
Selon une étude de Lis et al. (2007), si au moins une demi-journée de travail se fait dans une position incorrecte, cela augmente les chances de développer :

Un autre facteur de risque lié à la position assise est la présence de vibrations.
En effet, une personne qui reste assise pendant des heures et qui est soumise à des vibrations a davantage de risque de souffrir de lombalgie.

Quelle est votre position au lit, assis et debout ?

C’est l’une des principales questions car une posture incorrecte est une des causes principales du mal de dos.
Il faut savoir si :

  • On utilise le rouleau lombaire en étant assis,
  • On a le dos tourné au lit la nuit,
  • On appuie le poids du corps sur une seule jambe quand on est debout.

Faites-vous des étirements ?

Beaucoup de personnes répondent à cette question : malheureusement non !
En fait, ils devraient dire : heureusement que non, car cette activité peut provoquer des douleurs au dos.

Dormez-vous suffisamment ou travaillez-vous par quart ?

Le travail par quart (certains jours la nuit et d’autres pendant la journée) peut aggraver les douleurs au dos et augmenter la raideur.
Cependant, les personnes qui travaillent seulement la nuit ont moins de problèmes musculo-squelettiques si elles ont une vie régulière le reste du temps.

Fumez-vous ?

Les personnes qui ont cessé de fumer en ont eu des bénéfices pour leurs maux de dos, selon une étude de Behrend et al. de 2012.

Qu’avez-vous fait pour soigner le dos ?

Ceci sert à comprendre si un traitement qui n’a pas donné de résultats a déjà été effectué.
Dans ce cas, cela n’a pas de sens de le refaire.

Questions clés pour comprendre l’origine de la douleur

 

Examen clinique

Pour procéder à un examen approfondi, le médecin doit observer le dos car il peut y avoir des cloques typiques du zona.
De plus, il demande de marcher :

  • Sur les talons,
  • Sur les pointes de pieds.

Il s’agit de comprendre s’il existe un trouble nerveux qui provoque une paralysie ou une parésie.

Les réflexes sont normalement contrôlés en utilisant un marteau à réflexe.

Le test consiste à donner un petit coup avec le marteau :

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Test du réflexe rotulien
© Massimo Defilippo

Ensuite, il faut :

  • S’allonger sur le dos sur la table d’examen,
  • Lever une jambe à la fois avec la jambe tendue et le pied à angle droit.

C’est un mouvement qui se fait activement et passivement (c’est-à-dire que c’est l’examinateur qui lève la jambe) pour vérifier la présence d’une inflammation du nerf sciatique.

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Test de Lasègue pour la lombosciatalgie ou sciatique
© Massimo Defilippo

Le médecin peut effectuer un examen abdominal, un examen pelvien ou un examen rectal sur la base du problème qui est suspecté.

Les nerfs de la queue de cheval (la partie inférieure de la colonne vertébrale) innervent la région sensorielle et les muscles du rectum.

Un dommage à ces nerfs peut causer une incapacité à contrôler :

  • La miction,
  • La défécation.

Dans ce cas, un contrôle rectal est essentiel pour s’assurer qu’il n’y ait pas de troubles nerveux dans cette zone du corps.

 

Position du patient et façon de marcher

Le patient atteint de sténose lombaire (rétrécissement de l’espace où passent les nerfs) se sent bien assis et allongé, mais ressent beaucoup de douleurs au dos et aux jambes en étant debout et en marchant.
Malheureusement, il arrive souvent que le diagnostic soit posé en ne regardant que l’IRM.
En fait, il peut y avoir un étirement du muscle psoas qui provoque une douleur lorsque le muscle est étiré, donc debout ou en marchant.
Alors qu’en position assise ou couchée (avec le dos plié en avant), le muscle n’est pas étiré et ne fait donc pas mal.
C’est aussi la cause principale du tour de rein (lumbago).

La scoliose peut être une cause d’arthrose précoce dans une partie de la colonne, celle sur laquelle le poids du corps est le plus appuyé.
Certains muscles sont maintenus en étirement car la colonne est inclinée et tournée d’un côté. Le côté opposé est donc dans une élongation continue.

Comment savoir si une personne souffre d’une scoliose ?

Il suffit de demander à la personne de se mettre debout puis de se pencher en avant.
Si vous souffrez de scoliose, une partie du dos reste plus haute que l’autre (bosse).

Après, tous les tests orthopédiques et de mouvement sont effectués.

Algorythme-pour-le-diagnostic-du-mal-de-dos

 

Examens par imagerie médicale

Les médecins peuvent utiliser différents examens pour « regarder à l’intérieur du corps » et pour avoir une idée de ce qui pourrait causer la douleur au dos.

S’il n’y a pas de signal d’alerte, la radiographie est souvent peu utile chez les patients souffrant de mal de dos aigu.

Les examens les plus utiles dans le cas de mal de dos non musculo-squelettique sont :

  • L’IRM ;
  • La radiographie permet d’observer les os et l’espace entre eux et permet de montrer une arthrose, la gravité de la scoliose et les fractures ;
  • Les analyses de sang et d’urine pour la présence d’une éventuelle néoplasie ou pour la maladie de Paget ou bien pour les maladies rhumatismales ;
  • La scintigraphie osseuse pour la recherche d’éventuelles métastases ;
  • L’électromyographie (EMG) pour évaluer la conductibilité nerveuse ; cet examen est effectué si la douleur est également ressentie dans les jambes.

Quand les examens sont-ils indiqués ?

Examen À quoi sert-il ?
Radiographie

Elle montre :

  • Les scolioses,
  • Les fractures,
  • L’arthrose.
IRM

Elle sert à identifier :

  • Une hernie discale,
  • Des problèmes musculaires
    (atrophie et blessure),
  • Des tumeurs,
  • Des infections.
Scanner

Elle montre :

  • Des tumeurs,
  • Des fractures..
Électromyographie

Elle sert à identifier :

  • Les lésions nerveuses,
  • La conduction nerveuse.

Analyses de sang :

  1. La vitesse de sédimentation,
  2. La protéine C réactive,
  3. La numération globulaire complète.

Elles montrent :

  • Une inflammation,
  • Les marqueurs tumoraux,
  • Les globules blancs..

À quoi sert la radiographie ?

Généralement, de simples radiographies ne sont pas considérées comme utiles pour l’évaluation de la douleur lombaire aiguë, en particulier dans les 30 premiers jours. En l’absence de signaux d’alerte, il est déconseillé d’effectuer cet examen car il émet aussi des radiations.

La radiographie est indiquée :

  • S’il y a un traumatisme significatif,
  • Pour des traumatismes légers chez des personnes de plus de 50 ans,
  • Pour des sujets souffrant d’ostéoporose et pour ceux qui ont pris pendant une période prolongée des stéroïdes.

Quand faut-il faire une IRM ?

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est un examen extrêmement détaillé, mais très cher. La prescription de routine est déconseillée pour le mal de dos aigu (Lorenzo ET AL. – 2015), à moins que la situation du patient prévoit une intervention chirurgicale immédiate, comme avec le syndrome de la queue de cheval.

L’IRM est indiquée quand sont présents des signaux d’alerte qui peuvent indiquer :

  • Une infection du canal spinal,
  • Une fracture osseuse,
  • Le syndrome de la queue de cheval,
  • Une tumeur.

Quand faut-il faire une IRM

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L’IRM est-elle vraiment utile pour le diagnostic ?

Eh bien, après avoir exclu les maladies les plus importantes, moi, je réfléchirais sur une étude scientifique de Herzog et al. de 2017.

Sur la base de cette étude, l’interprétation de l’IRM montre de nombreuses erreurs.

Son expérience consiste à effectuer une IRM du dos lombaire dans 10 centres radiologiques différents en peu de temps.

Que s’est-il passé ?

  1. Les examens ont révélé 49 « anomalies » différentes liées à la présence de troubles distincts.
  2. Aucune anomalie n’a été trouvée dans toutes les études !
  3. Une seule anomalie est présente dans 9 résultats.
  4. 32,7% des anomalies trouvées ne sont observées qu’une fois.

Conclusion :

Il y a de nombreux faux positifs et de faux négatifs et beaucoup de différences selon le radiologue qui examine l’étude.

Le résultat de l’IRM n’est donc pas subjectif, mais dépend de qui le contrôle.

Personnellement, je pense que l’utilité d’un examen effectué dans une position immobile et surtout couchée n’aide pas beaucoup pour le diagnostic.

Moi, j’ai besoin de savoir :

  1. S’il y a une réduction de l’apport sanguin dans les tissus,
  2. De quel nerf part le signal de douleur vers le cerveau,
  3. Ce qui se passe pendant les mouvements.

Malheureusement, la médecine n’a pas encore trouvé de réponse à ces questions.

 

Examens de la conduction nerveuse

L’électromyographie ou EMG est un examen qui s’effectue en positionnant des aiguilles très petites dans les muscles.

Elle sert à contrôler l’activité électrique.

Normalement, on l’utilise pour évaluer un dommage à la racine nerveuse.

Ainsi, si le patient présente des symptômes le long de la jambe et jusqu’au pied :

  • Des fourmillements,
  • Une sensation d’aiguilles et d’épingles,
  • Une perte de sensibilité,
  • Une perte de réflexes,
  • Une faiblesse.

 

L’électromyographie est utile pour aider le médecin à distinguer les pathologies du nerf de la maladie du muscle ou d’autres troubles.

 

Analyses de sang

Les analyses de sang qui peuvent indiquer si l’inflammation est présente dans le corps sont :

  • La vitesse de sédimentation (VS),
  • Le niveau de la protéine C – réactive (CRP).

Analyses de sang pour le mal de dos

La numération sanguine ou NFS complète est utilisée pour relever une augmentation des globules blancs qui se produit en cas d’infection.

À lire aussi :

Bibliographie :

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