Retard de règles

Causes d’un retard de règles

Rien n’est plus stressant chez la femme qu’un retard de règles, sauf si elle essaye de tomber enceinte. Suis-je enceinte ?

La grossesse est la première chose à laquelle on pense quand les règles sont en retard.
Mais la grossesse est-elle l’unique cause d’un retard de règles ? Voici les 10 raisons les plus communes pour un retard :

1. Le Stress
Le stress peut influencer le corps de la femme et par conséquent son cycle menstruel (Nagma et al. – 2015).
Parfois, on se sent tellement stressé que le corps diminue la quantité d’hormone responsable de la production des gonadotrophines (GnRH), ce qui provoque l’interruption de l’ovulation et des règles (Allsworth et al. – 2007).
En parler avec le médecin ou un obstétricien peut aider à comprendre ce qui doit être fait pour se détendre et retrouver un cycle régulier. Pour le retour à la normalité, il faut parfois attendre deux mois ou plus.
Les préoccupations peuvent parfois provoquer un retard, y compris l’idée d’être enceinte. La meilleure chose à faire est donc de faire un test de grossesse pour être tranquille.

2. Maladie
Une maladie soudaine et brève ou même une longue maladie peuvent provoquer un retard des règles. Cela est normalement temporaire. Si on pense que c’est la raison du retard, il faut demander au médecin quand il estime que le cycle va revenir à la normalité.

3. Changement des horaires de travail
Un changement des horaires de travail peut vraiment perturber l’horloge biologique. Cela est particulièrement vrai si on passe d’un emploi de jour à un emploi de nuit, ou vice versa. Si on modifie fréquemment les horaires de travail et qu’on remarque des règles irrégulières, on peut demander à avoir des horaires variables mais avec des changements moins fréquents.

4. Changement de médicaments
Si on change de médicament et qu’il y a un retard ou un absence totale du cycle, ce changement peut en être la cause. Il faut parler avec le médecin ou l’obstétricien de cet effet secondaire.

5. Être en surpoids
L’obésité ou l’excès de graisse peut altérer les cycles d’hormones et même les arrêter  (Min Ko et al. 2017). La plupart des femmes retrouvent des cycles réguliers et la fertilité quand elles perdent du poids, même si elles sont encore en surpoids.

6. Être maigre
Qui n’a pas assez de graisse corporelle ne peut pas avoir des cycles réguliers, et il arrive parfois de ne plus les avoir du tout. Ce phénomène s’appelle aménorrhée. Une augmentation du poids permet généralement le retour des règles. Il s’agit là d’une cause fréquente chez les femmes qui travaillent beaucoup ou sont des athlètes professionnelles.

7. Erreur de calcul
Le cycle menstruel varie d’une femme à l’autre. Il est dit que le cycle menstruel dure en moyenne 28 jours, mais cela n’est pas vrai pour toutes les femmes. Il arrive parfois de croire qu’on a un retard quand en réalité il s’agit tout simplement d’une erreur de calcul.
Qui a des phases menstruelles irrégulières, mais sait quand l’ovulation devrait avoir lieu, devrait s’attendre à avoir ses règles environ 2 semaines après l’ovulation. Cela peut aider à garder une trace du cycle.

8. Préménopause
La préménopause est la période de transition de l’âge de procréer à l’âge non-reproductrice.
Les règles peuvent être moins fréquentes.
Si on ne veut pas tomber enceinte, il faut s’assurer de prendre la pilule parce qu’on peut encore être fertile pendant un certain temps.

9. Ménopause
La ménopause est la période de vie au cours de laquelle la femme ne peut plus ovuler ou avoir des règles. La ménopause peut être un événement naturel de la vie ou être provoquée chirurgicalement par une hystérectomie ou la chimiothérapie.

10. Hipothyroïdie
L’hypothiroïdie (Krassas et al. – 1999) peut provoquer des retards ou des règles irrégulières. Les troubles de la thyroïde peuvent influencer la quantité d’une hormone appelé prolactine, qui va influencer à son tour l’hypothalamus et peut interrompre le cycle menstruel normal.

11. Grossesse
Enfin ! Oui, un retard des règles peut se produire parce qu’on est enceinte !
Un simple test de grossesse contribue généralement à déterminer si le retard est dû à une fécondation. Le test de grossesse urinaire et les analyses de sang recherchent l’hormone HCG (human chorionic gonadotropin ou gonadotrophine chorionique) qui est produite par l’embryon.

Qui fait le test de grossesse et obtient un résultat négatif devrait attendre une semaine et le répéter. Si le test est toujours négatif et qu’on a une idée très claire sur la raison de ce retard, il faut appeler le médecin ou le gynécologue pour un examen physique.

 

Que faire si les règles sont irrégulières ?

Retard de règles

Retard de règles

La plupart des règles irrégulières sont bénignes (normale).
Dans beaucoup de cas, l’absence du cycle ou des cycles qui se vérifient trop souvent, des “spotting” (saignements légers qui salissent les slips ou les serviettes hygiéniques), ou des saignements abondants sont provoqués par un déséquilibre hormonal.
Cela peut facilement être traité par un médecin. Le saut d’un cycle menstruel est plus fréquent en phase périménopause (la période au cours de laquelle le corps d’une femme commence la ménopause).

La plupart des femmes ratent un cycle à certains moments.
Cela peut arriver sans raison apparente ou en raison de l’anxiété ou de la tension.

La plupart des médecins ne se préoccupent pas si une femme a raté un cycle (une ou deux fois par an). Selon l’âge de la femme, des règles plus fréquentes, l’absence de cycle ou des variations dans la durée du cycle peuvent être :

  • Une indication de la préménopause,
  • Une altération des hormones qui contrôlent le cycle menstruel.

Les règles irrégulières et le retard des règles peuvent être provoqués par les facteurs suivants :

Un changement des niveaux des hormones peut influencer le cycle ou la fertilité. Par exemple, les adolescentes ont tendance à avoir des taux de progestérone faibles ou variables. Cela s’applique également aux femmes qui sont proches de la ménopause. Voilà pourquoi les adolescentes et les femmes de plus de 40 ans peuvent avoir d’importants saignements menstruels et des cycles qui varient en longueur.

Parfois, les symptômes typiques à chaque phase menstruelle peuvent aider à comprendre dans quelle étape on se trouve, par exemple :

  • une production accrue de mucus et une augmentation de la température basale sont typiques de l’ovulation ;
  • les crampes abdominales, le ventre gonflé et une douleur au sein et aux fessiers est typique de la phase pré-menstruelle, surtout pendant les 3 jours précédents.

Il n’existe pas de retard maximal, dans certains cas on peut même sauter un cycle et ne pas avoir de règles pendant 2/3 mois.

 

Retard de règles avec la pilule contraceptive

Si on rate deux cycles consécutifs, même sans avoir oublié de prendre la pilule, il vaut mieux faire un test de grossesse. Qui n’a pas oublié de prendre la pilule ne devrait pas tomber enceinte. Ne pas suspendre la pilule, et risquer donc une grossesse, sans avoir consulté le médecin.

 

Causes de la perte d’un cycle si on prend la pilule

Il existe plusieurs raisons pour lesquelles les femmes peuvent sauter un cycle tout un prenant la pilule. Bien que la pilule soit utilisée pour régulariser le cycle menstruel, elle n’est parfois pas très efficace.
Certaines raisons pour ne pas avoir derègles sont :

  • arrêt de la pilule
  • changement de pilule
  • augmentation de l’activité physique
  • ménopause ou préménopause
  • certains médicaments
  • stress

 

Le retard des règles est-il normal si on prend la pilule ?

Certaines femmes pensent que, sans règles chaque mois, les toxines s’accumulent, mais c’est faux.
Il n’est pas dangereux d’avoir un retard des règles pour une fois, surtout quand on commence à prendre la pilule, puisqu’on essaye de manipuler le cycle.
Il est normale d’avoir des règles beaucoup moins abondantes pendant le premier mois de pilule.

Des études ont montré que 91 % des femmes qui utilisent la pilule contraceptive voulaient en réalité réduire :

  1. le syndrome prémenstruel,
  2. les maux de tête,
  3. la fatigue,
  4. les crampes,
  5. les gonflements
  6. autres symptômes menstruels.

D’autres raisons pour lesquelles les femmes pourraient vouloir manipuler les règles en prenant la pilule sont :

  • date du mariage ou lune de miel
  • vacances
  • emplois exigeants
  • autres problèmes de santé associés

Les femmes qui veulent sauter un cycle commencent une nouvelle confection de pilules contraceptives à leur quatrième semaine, au lieu de prendre une pilule inactive.
Avant de faire ça, il faudrait en parler à son médecin et l’informer de cette intention. Le médecin peut avoir une solution différente, comme par exemple l’injection de “Depo-provera”.
Ce produit empêche les règles jusqu’à 14 semaines après l’injection. Elle doit être répétée au moins toutes les 12 semaines.

Après avoir arrêté la pilule, il faut parfois attendre de 3 à 6 mois pour avoir à nouveau une ovulation et un cycle régulier.

A lire aussi :

Bibliographie

  1. Nagma S, Kapoor G, Bharti R, Batra A, Batra A, Aggarwal A, Sablok A. To evaluate the effect of perceived stress on menstrual function. J Clin Diagn Res. 2015 Mar; 9(3):QC01-3.
  2. Kaplan JR, Manuck SB. Ovarian dysfunction, stress, and disease: a primate continuum. ILAR J. 2004; 45(2):89-115.
  3. Jenifer E. Allsworth, PhD, Jennifer Clarke, MD, MPH, Jeffrey F. Peipert, MD, MPH, Megan R. Hebert, MA, Amy Cooper CRNP, andLori A. Boardman, MD, ScM. The influence of stress on the menstrual cycle among newly incarcerated women. Womens Health Issues. 2007; 17(4): 202–209. doi:  10.1016/j.whi.2007.02.002
  4. Saira Dars, Khashia Sayed, and Zara Yousufzai. Relationship of menstrual irregularities to BMI and nutritional status in adolescent girls. Pak J Med Sci. 2014 Jan-Feb; 30(1): 141–144. doi:  10.12669/pjms.301.3949
  5. Cutolo M. Gender and the rheumatic diseases: Epidemiological evidence and possible biologic mechanisms. Annals of the Rheumatic Diseases. 2003;62:3–3.
  6. Anker J.J., Carroll M.E. Females are more vulnerable to drug abuse than males: evidence from preclinical studies and the role of ovarian hormones. Curr Top Behav Neurosci. 2011;8:73–96.
  7. Lande RG1, Karamchandani V. Chronic mental illness and the menstrual cycle. J Am Osteopath Assoc. 2002 Dec;102(12):655-9.
  8. Yavangi M, Amirzargar MA, Amirzargar N, Dadashpour M. Does Ramadan fasting has any effects on menstrual cycles? Iran J Reprod Med. 2013 Feb; 11(2):145-50.
  9. Kyung Min Ko,Kyungdo Han, Youn Jee Chung,Kun-Ho Yoon, Yong Gyu Park, and Seung-Hwan Lee. Association between Body Weight Changes and Menstrual Irregularity: The Korea National Health and Nutrition Examination Survey 2010 to 2012 Endocrinol Metab (Seoul). 2017 Jun; 32(2): 248–256. doi:  10.3803/EnM.2017.32.2.248
  10. Krassas GE, Pontikides N, Kaltsas T, Papadopoulou P, Paunkovic J, Paunkovic N, Duntas LH. Disturbances of menstruation in hypothyroidism. Clin Endocrinol (Oxf). 1999 May;50(5):655-9.
  11. Koutras DA. Disturbances of menstruation in thyroid disease. Ann N Y Acad Sci. 1997 Jun 17;816:280-4.
  12. Thomas R, Reid RL. Thyroid disease and reproductive dysfunction: a review. Obstet Gynecol. 1987 Nov; 70(5):789-98.
  13. Chen EC, Brzyski RG. Exercise and reproductive dysfunction. Fertil Steril. 1999 Jan; 71(1):1-6.
  14. Susan M Sirmans and Kristen A Pate. Epidemiology, diagnosis, and management of polycystic ovary syndrome. Clin Epidemiol. 2014; 6: 1–13. doi:  10.2147/CLEP.S37559
  15. Melanie H. Jacobson, MPH,a Ann C. Mertens, PhD,b Jessica B. Spencer, MD,c Amita K. Manatunga, PhD,d and Penelope P. Howards, PhDa. Menses resumption after cancer treatment-induced amenorrhea occurs early or not at all. Fertil Steril. 2016 Mar; 105(3): 765–772.e4. doi:  10.1016/j.fertnstert.2015.11.020
  16. Badraoui MH, Hefnawi F. Ovarian function during lactation. Popul Sci. 1982;(2):95-107.
  17. Vaishali B. Popat,a Tamara Prodanov,a Karim A. Calis,b andLawrence M. Nelsona. The Menstrual Cycle A Biological Marker of General Health in Adolescents. Ann N Y Acad Sci. 2008; 1135: 43–51. doi:  10.1196/annals.1429.040
  18. Anne Zimmermann, David Bernuit, Christoph Gerlinger,Matthias Schaefers, and Katharina Geppert. Prevalence, symptoms and management of uterine fibroids: an international internet-based survey of 21,746 women. BMC Womens Health. 2012; 12: 6. doi:  10.1186/1472-6874-12-6
  19. Kamini Dhiman. Ayurvedic intervention in the management of uterine fibroids: A Case series. Ayu. 2014 Jul-Sep; 35(3): 303–308. doi:  10.4103/0974-8520.153750

Qui sommes-nous | Contact | Termes du service | Charte données personnelles | Sitemap |  Publications |  Disclaimer

Site du Docteur Massimo DEFILIPPO Via Roma 18 - 42048 Rubiera (RE) Italie
Retard de règles ultima modifica: 2016-02-05T21:32:57+00:00 da Defilippo Giovanni