Aujourd’hui, je vous montre ce qui se passe en cas de luxation de la hanche, quels sont les traitements urgents et la rééducation à faire après.

Voici comment les gens ont réussi à se rétablir après une blessure terrible, telle que la luxation de l’articulation de la hanche.

Et je tiens à vous promettre une chose :

Ceci n’est pas un article réservé aux médecins.

Ainsi, même une personne qui n’a pas étudié la médecine appréciera cet article simple et illustré.

Commençons :

La luxation de la hanche est la perte des rapports réciproques entre les têtes articulaires de l’articulation de la hanche. En  pratique, le fémur n’est plus dans sa position normale.

Cela se produit lorsque le traumatisme est si fort qu’il peut rompre :

  • La capsule,
  • Les ligaments.

La conséquence est le détachement de la tête du fémur de l’acétabulum (appelé également cotyle), c’est-à-dire une cavité dans le bassin.

 

Symptômes de la luxation de la hanche

  • Une difformité anatomique,
  • Une douleur inguinale,
  • Une incapacité à bouger la cuisse.

La difformité est due à la sortie du fémur de l’acétabulum.

 

Notions d’anatomie

La hanche est une articulation composée de la tête du fémur ronde qui est contenue dans une cavité du bassin appelée acétabulum.

Les composants anatomiques qui contribuent à la stabilité de la hanche sont :

  • La profondeur de l’acétabulum,
  • La présence du labrum acétabulaire,
  • Une capsule articulaire très épaisse,
  • Un support musculaire,
  • De forts ligaments environnants (Sculco et al. – 2016).

Les principaux ligaments qui stabilisent l’articulation sont :

  • Le ligament ilio-fémoral (antérieur),
  • Le ligament ischio-fémoral (postérieur).

Les ligaments antérieurs étant plus forts, les traumatismes de la hanche provoquent souvent une luxation postérieure (à l’arrière).

 

Types de luxation

1. La luxation postérieure de la hanche peut être provoquée, par exemple, par un traumatisme contre le tableau de bord de la voiture (Monma et al. – 2001).

En général, le traumatisme se produit au niveau du genou et repousse le fémur à l’arrière.

Dans ce cas, la tête du fémur passe derrière le cotyle et la posture du patient est en rotation interne.

fracture, hanche, luxation

Si vous avez aimé cette image, partagez-la avec vos amis :

2. Luxation antérieure de la hanche. La tête du fémur se déplace dans la fosse antérieure à partir de la cavité acétabulaire ; la posture adoptée dans ce cas est en rotation externe et en abduction (genou qui tourne vers l’extérieur).

Une luxation survient rarement :

  • Inférieure,
  • Supérieure,
  • Obturatrice.
Type de luxation Effets sur la posture
Postérieure (85 à 90%) Hanche en rotation interne
Antérieure (10%) Hanche en :

  1. Rotation externe,
  2. Abduction.
    (Genou tourné vers l’extérieur)

Luxation de la hanche

Si vous avez aimé cette photo, partagez-la avec vos amis :

 

Causes de la luxation de la hanche

Il est important de comprendre la cause pour éviter toute nouvelle luxation à l’avenir.

Voici les raisons :

  1. Les accidents de voiture (Sanders et al. – 2010) sont la cause la plus fréquente de luxation traumatique de la hanche.
    Mettre la ceinture de sécurité peut considérablement réduire le risque de luxation de la hanche en cas d’accident.
  2. Une chute d’une certaine hauteur (par exemple, d’une échelle) ou un accident survenu à l’usine peut générer suffisamment de force pour luxer une hanche.
  3. Des traumatismes sportifs subis par le sujet se trouvant avec la jambe ouverte.
  4. Un traumatisme dû à un écrasement par lequel la tête sort à l’avant.

Parmi les facteurs de risque de luxation postérieure, il y a le conflit fémoro-acétabulaire.

En particulier, le type CAME (avec la tête du fémur devenant ovale) avec l’acetabulum en rétroversion (qui recule plus que la normale) crée des conditions plus favorables à la luxation.

 

Diagnostic et examens en cas de luxation de la hanche

Il s’agit d’une procédure très simple.

Si un patient arrive aux urgences avec une douleur intense à l’aine et avec la hanche en rotation interne et en adduction (le genou tourné vers l’intérieur), le médecin prescrit une radiographie.

Une radiographie du bassin est nécessaire pour voir si la tête du fémur est dans la cavité acétabulaire

Comment distinguer une luxation antérieure de celle postérieure ?

Sur la radiographique, on peut voir :

  • La tête du fémur plus petite que celle de l’autre hanche : c’est une luxation postérieure ;
  • La tête du fémur plus grande que la partie controlatérale : c’est une luxation antérieure.

La radiographie permet également d’exclure des fractures :

  • Du col du fémur,
  • Du cotyle.

luxation de la hanche

Si vous avez aimé la radiographie de la hanche luxée, partagez-la avec vos amis :

Si la radiographie montre une ombre ou un fragment dont on ne comprend pas l’origine, une fracture et une luxation sont possibles.

Une bonne règle pour évaluer la luxation de la hanche est de faire la comparaison avec l’autre côté.

Il faut donc une radiographie qui comprend tout le bassin.

En cas de traumatisme grave, l’artère de l’aorte peut être endommagée et le médecin peut vous prescrire une radiographie du thorax.

 

Scanner du bassin

Il est surtout effectué après la réduction de la luxation pour évaluer la présence de fractures articulaires.

Il est toujours nécessaire de faire un scanner même si les os semblent en bonnes conditions.

 

Tests orthopédiques pour la luxation de la hanche

Etant donné que lors de la luxation postérieure de la hanche, la tête du fémur peut écraser le nerf sciatique (derrière le cotyle), le pied doit être évalué.

En effet, en cas de blessure ou de lésion du nerf sciatique, le pied ne peut pas effectuer ni la flexion plantaire ni celle dorsale.

Et cela, parce que les nerfs du pied proviennent des branches du nerf sciatique.

Il est donc possible d’avoir un pied tombant avec l’impossibilité de le bouger.

Lorsque l’on demande au patient de lever la pointe du pied, il est possible que seuls les orteils soient levés.

C’est parce que les muscles qui font la flexion dorsale et ceux qui lèvent les orteils sont différents.

De plus, le patient peut avoir une sensation de fourmillements dans les jambes et les pieds et une perte de sensibilité.

Demander au patient s’il ressent quelque chose lorsque l’on touche la partie dorsale du pied.

 

Comment distinguer une fracture sous-capitale (entre la tête et le cou) du fémur d’une luxation postérieure ?

Dans la luxation, la hanche est en rotation interne, tandis que dans les fractures du fémur, les muscles insérés sur le trochanter la tirent vers le haut et la font pivoter vers l’extérieur.

 

Complications post-luxation de la hanche

Lors du traitement d’un patient présentant cette lésion, les conséquences possibles du traumatisme doivent être prises en compte.

Complications immédiates : elles surviennent immédiatement après le traumatisme et peuvent être :

  • Une fracture du bord du cotyle ou du fémur (fracture + luxation) ;
  • Des lésions vasculaires, des nerfs proches ou musculo-tendineuses ;
  • En cas de luxation postérieure de la hanche, une rupture du ligament croisé postérieur ou une lésion du ménisque peuvent également survenir lors d’un traumatisme ;
  • Une parésie ou une paralysie du membre inférieur et du pied due à une blessure/un étirement du nerf sciatique : il est important de demander immédiatement au patient s’il peut lever son pied ;
  • Des lésions abdominales internes dans les cas les plus graves de traumatisme à très fort impact énergétique. Cela se produit surtout lorsqu’il y a une fracture en plus de la luxation.

 

Complications tardives d’une luxation de la hanche :

  • Une nécrose d’un fragment d’os qui s’est détaché ou de la tête du fémur. Si la réduction de la luxation survient après au moins 6 heures, le risque de nécrose de la tête du fémur est très élevé. La raison en est que la tête du fémur comprime les artères qui nourrissent l’os (circonflexe).

  • L’arthrose de la hanche : quand le cartilage est aussi touché, l’articulation est prédisposée à l’arthrose. Elle survient surtout lorsque la luxation est associée à une fracture du cotyle ou de la tête du fémur.
  • Luxation récidivante. En cas de luxation avec fracture de la paroi postérieure du cotyle (qui peut souvent être mal comprise ou sous-évaluée et non traitée chirurgicalement) en particulier, il peut y avoir des cas de luxations récidivantes où la tête n’est plus contenue dans le cotyle et où la luxation se produit même après de banals mouvements.

Cependant, la réduction dans les 12 heures ne suffit pas pour éviter la nécrose de la tête du fémur (Dwyer et al. – 2006).

 

Traitement de la luxation de la hanche

Il est basé sur la réduction de la luxation le plus rapidement possible : en effectuant les bonnes manœuvres, la tête du fémur est remise dans sa position anatomique initiale.

Il faut tirer afin que le fémur se déplace “dans le sens inverse” de celui suivi pendant le traumatisme.

 

Quelles sont les manœuvres pour réduire la luxation ?

Il faut beaucoup de force pour réduire une luxation, en particulier lorsque le patient est en surpoids.

C’est pourquoi une bonne technique est essentielle pour éviter des efforts inutiles.

En cas de luxation postérieure, il faut tirer avec de légers mouvements de rotations interne et externe pour ramener la tête du fémur dans le cotyle.

Il est important de bloquer le bassin pendant la manœuvre pour l’empêcher de se déplacer avec le fémur.

Lorsque la tête du fémur revient dans sa position anatomique, un “cloc” est entendu.

Dans le cas d’une luxation antérieure, la manœuvre opposée doit être effectuée.

La luxation doit être réduite dans les 6 heures afin d’éviter des conséquences graves (Kwesi Dawson-Amoah et al. – 2018).

Observez les manœuvres sur Pubmed.

De cette façon, on :

  • Évite la compression osseuse sur les tissus voisins,
  • Favorise la réparation de la capsule articulaire et des autres tissus.

Après réduction, le médecin immobilise l’articulation pendant 15 jours.

Le blocage sert à réparer la capsule et les ligaments blessés et à rétablir la stabilité de l’articulation.

 

Réduction sans effusion de sang (sans intervention chirurgicale)

Cela doit être fait après la radiographie.

Il ne faut jamais réduire une luxation avant d’avoir effectué la radiographie, car s’il y a une petite fracture avec de petits morceaux d’os, cela peut causer de graves dommages avec la traction.

Dans la majorité des cas, une anesthésie (non générale) est effectuée ainsi qu’une sédation du patient qui permet également un relâchement de la musculature.

La manœuvre est presque toujours effectuée par deux opérateurs.

  • L’un doit bloquer le bassin en appuyant sur les ailes iliaques (proéminences osseuses à l’avant du bassin). Si le bassin n’est pas bloqués, il se déplace avec le fémur.
  • L’autre opérateur avec un genou fléchi effectue des manœuvres de rotation pour faire rentrer la tête du fémur.

 

Réduction chirurgicale

Si la sédation ne réussit pas à détendre les muscles, le patient est conduit en salle d’opération et une réduction à ciel ouvert est pratiquée.

L’articulation est ouverte et une véritable opération chirurgicale est effectuée.

Quand faut-il opérer ?

Une intervention chirurgicale doit être effectuée si :

  • La réduction sans effusion de sang n’a pas fonctionné.
  • Des fragments d’os ou des tissus mous subsistent entre la tête du fémur et le cotyle.
  • L’articulation reste instable.

Prenons un exemple, chez un patient qui a eu une luxation, mais qui a également une fracture du toit du cotyle, avec un fragment osseux à l’intérieur de l’acétabulum :

Après la première tentative de réduction, la tête ne retourne pas dans son siège anatomique.

Après une deuxième tentative, on se rend compte que le fragment situé dans la cavité empêche la réduction complète.

Le médecin effectue donc la réduction grâce à une opération chirurgicale consistant à :

  • Insérer la tête du fémur dans le cotyle,
  • Effectuer une ostéosynthèse des structures du cotyle.

Mais ce n’est pas tout !

Un des gros problèmes que ces lésions peuvent poser même chez les patients jeunes est la nécrose :

  • Des fragments de l’os,
  • De la tête du fémur.

Dans ce cas, le fragment qui s’était retrouvé dans la cavité acétabulaire a commencé à se nécroser, il a été résorbé.

La conséquence est l’ascension de la tête du fémur car la cavité qui bloque le fémur dans sa position est maintenant incomplète.

L’acétabulum n’est donc plus en mesure de stabiliser la tête du fémur.

Il se produit la subluxation de la tête du fémur.

 

Rééducation pour la luxation de la hanche

Le médecin peut recommander de limiter les mouvements de la hanche pendant plusieurs semaines pour éviter une nouvelle luxation.

La kinésithérapie dépend des lésions survenues au cours du traumatisme, notamment divisées en :

  • Luxation avec fracture,
  • Luxation simple.

Cette thérapie peut réduire les temps de récupération de 50% en cas de fracture.

En cas de fracture de la hanche, la magnétothérapie est fondamentale pour récupérer rapidement.

Dans le second cas, après l’immobilisation, il faut commencer un programme de kinésithérapie personnalisée, selon les indication de l’orthopédiste.

 

Exercices de rééducation

Tout d’abord, il faut savoir ce qu’il ne faut pas faire pour éviter le risque d’une autre luxation.

La position la plus instable et la plus risquée de la hanche est :

  1. La flexion (déplacement du genou vers la poitrine),
  2. L’adduction (déplacement du genou vers la jambe opposée).

En pratique, c’est la position que les femmes prennent généralement quand elles croisent les jambes.
Il est préférable d’attendre le rétablissement complet après une luxation pour prendre cette position.

Au début, le kinésithérapeute tente de récupérer le mouvement de la hanche de manière passive.

De cette manière, on augmente la flexibilité :

  • De la capsule,
  • Des muscles,
  • Des ligaments.

Le patient commence dès que possible une rééducation active.

Il faut commencer par des des contractions isométriques (sans mouvement) contre la résistance du kinésithérapeute, car elles permettent de récupérer le tonus musculaire sans ressentir de douleur.

Il faut ensuite passer aux mouvements d’extension.

Ces exercices renforcent le muscle grand fessier et les muscles arrière de la cuisse.

Exercice du pont

  • Position de départ : Allongé sur le dos avec les genoux pliés et les bras le long du corps,
  • Soulever le bassin,
  • Revenir à la position de départ,
  • Répéter 20 fois.

EXERCICE DU PONT

Si vous avez aimé cet exercice, partagez-le avec vos amis :

Selon Kapandji (Physiologie articulaire II), les rotateurs externes et internes sont les muscles fondamentaux pour la stabilité de la hanche, car ils ont un parcours parallèle au cou du fémur.

Ils tirent donc la tête du fémur vers le cotyle.

Ces muscles sont :

  • Le piriforme,
  • L’obturateur externe,
  • Le moyen fessier,
  • Le petit fessier.

À l’inverse, les adducteurs (muscles de l’intérieur de la cuisse) ont l’effet inverse.

Selon Beebe et al. – (2016), le soutien dynamique de l’articulation est assuré par les muscles :

  • Droit fémoral,
  • Fessiers,
  • Rotateurs externes courts.

Exercice de la palourde pour le renforcement des rotateurs externes

  • Position de départ : couché du côté “sain”,
  • Placer un élastique à l’extérieur des genoux,
  • Écarter les genoux en poussant la cuisse du haut vers le haut,
  • Revenir à la position de départ,
  • Répéter 20 fois.

EXERCICE DE LA PALOURDE POUR LE RENFORCEMENT DES ROTATEURS EXTERNES

Si vous avez aimé cet exercice, partagez-le avec vos amis :

Il faut également faire les exercices pour renforcer les fléchisseurs de la hanche :

  • Ilio-psoas,
  • Droit fémoral.

Ces derniers peuvent être réalisés avec la hanche en abduction et en extra-rotation (en pratique, avec le genou tourné vers l’extérieur).

Exercice pour les fléchisseurs de la hanche en position allongée sur le dos

  • Position de départ : Allongé sur le tapis sur le dos avec les jambes tendues,
  • Plier le genou de la jambe “saine”,
  • Soulever l’autre jambe et l’amener vers la poitrine,
  • Enlacer le genou avec les mains croisées et les bras tendus,
  • Revenir à la position de départ.

EXERCICE POUR LES FLÉCHISSEURS DE LA HANCHE EN POSITION ALLONGÉE SUR LE DOS

Si vous avez aimé cet exercice, partagez-le avec vos amis :

Dans tous les cas, il faut éviter d’amener le genou au-dessus du niveau de la hanche au cours des premières phases de la rééducation.

Les exercices en abduction sont essentiels, c’est-à-dire ceux qui déplacent la cuisse vers l’extérieur.

Les abducteurs stabilisent la hanche

Exercice en abduction de la hanche

  • Position de départ : S’allonger sur le côté “sain”.
  • Plier la jambe du dessous et étendre la jambe du dessus.
  • Lever la cuisse du dessus en tournant le pied vers le haut.
  • Revenir à la position de départ.
  • Répéter 10 fois.

EXERCICE EN ABDUCTION DE LA HANCHE

Si vous avez aimé cet exercice, partagez-le avec vos amis :

Attention, la cuisse doit être sur la même ligne que le dos pour renforcer les abducteurs. Autrement, ce sont les fléchisseurs de la hanche (droit fémoral et ilios-psoas) qui travaillent.

 

Temps de récupération et pronostic

Pour guérir d’une luxation, il faut 2 ou 3 mois.

La durée de la rééducation peut être plus longue en cas de fracture.

Les béquilles sont utilisées pendant 4 à 6 semaines.

Conséquences en cas de fracture et de luxation en même temps :

En cas de fracture de l’acétabulum, si le fragment osseux est :

  • De moins de 20%, la hanche est stable,
  • Entre 20 et 40% , la stabilité de la hanche ne peut pas être déterminée,
  • De plus de 40%, la hanche est instable.

Conséquences en cas de traumatisme au nerf sciatique

Dans 60 à 70% des cas, le patient présentant des lésions du nerf sciatique récupère partiellement. 10% des patients ont une paralysie du nerf sciatique.

Le patient peut avoir besoin d’une attelle pour maintenir son pied en flexion dorsale (avec la pointe du pied vers le haut).

Maintenant, c’est à vous !

Quel sera le premier exercice que vous ferez après la réduction de la luxation ?

Maintenant, j’aimerais savoir :

Avez-vous des questions sur ce sujet ?

Ou peut-être voudriez-vous ajouter quelque chose dont je n’ai pas parlé ?

Dans tous les cas, laissez un commentaire ci-dessous.

À lire aussi :

Bibliographie

  1. Sculco PK, Lazaro LE, Su EP, Klinger CE, Dyke JP, Helfet DL, Lorich DG. A Vessel-Preserving Surgical Hip Dislocation Through a Modified Posterior Approach: Assessment of Femoral Head Vascularity Using Gadolinium-Enhanced MRI. J Bone Joint Surg Am. 2016 Mar 16; 98(6):475-83.
  2. Clegg TE, Roberts CS, Greene JW, Prather BA. Hip dislocations–epidemiology, treatment, and outcomes. Injury. 2010 Apr; 41(4):329-34.
  3. Treatment of Hip Dislocations and Associated Injuries: Current State of Care. Beebe MJ, Bauer JM, Mir HR. Orthop Clin North Am. 2016 Jul; 47(3):527-49.
  4. Sanders S, Tejwani N, Egol KA. Traumatic hip dislocation–a review. Bull NYU Hosp Jt Dis. 2010; 68(2):91-6.
  5. Monma H, Sugita T. Is the mechanism of traumatic posterior dislocation of the hip a brake pedal injury rather than a dashboard injury? Injury. 2001 Apr; 32(3):221-2.
  6. Simon D. Steppacher, MD, Christoph E. Albers, MD,Klaus A. Siebenrock, MD, Moritz Tannast, MD, and Reinhold Ganz, MD. Femoroacetabular Impingement Predisposes to Traumatic Posterior Hip Dislocation. Clin Orthop Relat Res. 2013 Jun; 471(6): 1937–1943.
  7. Kwesi Dawson-Amoah, BS, Jesse Raszewski, BS, MBS,Neil Duplantier, MD, and Bradford Sutton Waddell, MD. Dislocation of the Hip: A Review of Types, Causes, and Treatment. Ochsner J. 2018 Fall; 18(3): 242–252.
  8. Dwyer AJ, John B, Singh SA, Mam MK. Complications after posterior dislocation of the hip. Int Orthop. 2006 Aug; 30(4):224-7.

Giovanni DeFilippo

Giovanni Defilippo Je m’appelle Giovanni Defilippo, je suis un médecin généraliste de Rubiera (Italie) à la retraite, avec 40 ans d’expérience (numéro d’inscription à l’ordre des médecins de Reggio Emilie : 1373).

shares
Physiotherapie pour tous