Aujourd’hui, je vais vous expliquer tout ce que vous devez savoir sur l’instabilité de l’épaule.

Cet article explique de manière simple et avec de nombreuses images ce qu’il faut savoir sur ce problème.
Donc, si vous voulez connaître les symptômes, les causes, le traitement et la rééducation après  chirurgie, ce guide vous plaira.
Et maintenant, commençons.

L’instabilité de l’épaule se produit lorsque les muscles et les structures qui maintiennent unis les os de l’articulation sont trop lâches (flexibles ou étirés). Donc :

L’humérus n’est pas attaché de manière stable à l’omoplate et peut glisser sur la glène (partie externe de l’omoplate qui forme l’articulation).
Ce phénomène s’appelle également la subluxation.
Dans des conditions normales, l’humérus est poussé de façon stable contre l’omoplate, ce qui permet aux mouvements des bras en toute sécurité.

Qu’est-ce qui rend l’épaule instable ?

L’articulation de l’épaule est une structure très complexe avec :

  1. Beaucoup de mobilité,
  2. Peu de stabilité.

Les structures osseuses sont :

  1. L’os du bras (l’humérus)
  2. La cavité peu profonde (la glénoïde) de l’omoplate,
  3. La clavicule.

Il y a des différents éléments stabilisateurs agissant lors des différentes phases du mouvement.
La fragilité de ces structures provoque la luxation entraînant souvent une instabilité chronique.
Les stabilisateurs de l’épaule sont :

  1. Le labrum glénoïdal,
  2. Les ligaments gléno-huméraux,
  3. La capsule articulaire,
  4. La coiffe des rotateurs,
  5. Le muscle deltoïde.

La surface de contact de la tête humérale avec la glène de l’omoplate est d’environ 30%. Cela signifie que l’articulation n’est pas stabilisée par les os, mais par les tissus mous.

Source : Glenohumeral stability. Biomechanical properties of passive and active stabilizers 

Le labrum glénoïdal antérieur :

  1. Joue un rôle fondamental pour la stabilité antéro-postérieure,
  2. Augmente la profondeur de la cavité glénoïdale jusqu’au 50%.

Source : The glenoid-labral socket. A constrained articular surface. – Howell SM, Galinat BJ – Clin Orthop Relat Res. 1989 Jun; (243):122-5.

Les stabilisateurs dynamiques sont principalement musculaires, parmi lesquels :

  • La coiffe des rotateurs, qui donne un effet stabilisateur compressif,
  • Le tendon du chef long du biceps,
  • Les muscles qui stabilisent l’omoplate.

Les ligaments responsables de la stabilité gléno-humérale sont :

  1. Le ligament gléno-huméral supérieur,
  2. Le ligament gléno-huméral moyen,

Le ligament gléno-huméral inférieur.

L’instabilité chronique de l’épaule se produit lorsque la capsule articulaire (le tissu en forme de manchon qui entoure l’épaule), les ligaments ou le bourrelet glénoïdien sont étirés, déchirés ou ils se détachent.
Cela permet à la tête humérale de bouger complètement ou partiellement sur la glénoïde scapulaire.

 

Classification de l’instabilité de l’épaule

Il existe 3 types d’instabilité :

1) Instabilité multidirectionnelle
L’instabilité multidirectionnelle de l’épaule est un trouble complexe et rare.
Les patients qui en souffrent ont une laxité excessive des ligaments (ils ne sont pas tendus) dans toutes les directions (antérieure, inférieure et postérieure) de la capsule articulaire gléno-humérale.
Les conséquences peuvent être :

  • Une légère diminution de la force,
  • Une réduction de la planification neuromotrice de la coiffe des rotateurs et des muscles scapulaires stabilisateurs.

Elle n’est généralement pas causée par un traumatisme.

En conclusion :
Le problème le plus important pour le patient est la douleur, et non l’instabilité.
Les symptômes se produisent dans la partie centrale de l’amplitude du mouvement de l’articulation gléno-humérale.
Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9692942

2) Instabilité postérieure de l’épaule
L’instabilité postérieure de l’épaule est un trouble relativement rare, il ne se produit que dans environ 10% des cas d’instabilité de l’épaule.
L’instabilité postérieure affecte, généralement, les athlètes pratiquant des sports :

  1. De contact,
  2. Où le bras est souvent levé au-dessus de la tête (natation).

Elle résulte généralement de microtraumatismes répétés ou d’efforts avec l’épaule dans une position risquée, c’est-à-dire en flexion (élévation), abduction (levage latéral) et en rotation interne.
Les facteurs de risque de l’instabilité récurrente sont :

  1. L’apparition d’une instabilité de l’épaule avant 40 ans ;
  2. Une luxation de l’épaule lors d’une convulsion ;
  3. Une profonde encoche de Malgaigne (ou fracture de Hill-Sachs) ;
  4. Une rétroversion glénoïdienne.

3) Instabilité antérieure de l’épaule
L’instabilité gléno-humérale la plus fréquente est celle antérieure.
La luxation gléno-humérale antérieure peut être provoquée par l’abduction forcée et par la rotation externe de l’épaule.
Les lésions causant le détachement du labrum glénoïdal de sa position anatomique originaire peuvent causer des récidives d’instabilité antérieure.
L’instabilité antérieure évolue souvent en arthrose de l’épaule.
Source : Arthroscopic Bankart repair of anterior detachments of the glenoid labrum. A prospective study.

 

Causes de l’instabilité de l’épaule

  1. La luxation,
  2. Les déchirures répétées,
  3. La lésion du labrum glénoïdal,
  4. La prédisposition génétique.

 

Luxation et subluxation de l’épaule
“Luxation” signifie que l’humérus sort complètement de la glène de l’omoplate.
Quelle conséquence a-t-elle ?
Après la première fois, les ligaments, les tendons et les muscles autour de l’épaule deviennent flexibles ou déchirés. À partir de ce moment, il est probable d’avoir de nouvelles luxations.
Les luxations de l’épaule peuvent être partielles, avec la tête de l’humérus seulement partiellement séparée de l’omoplate.
Lorsque la tête de l’humérus rentre dans sa position, ces structures peuvent rester étirées et les ligaments ne sont pas assez forts pour stabiliser l’articulation.
Et donc ?
Cela peut augmenter le risque de subluxation ou de luxation future.
Lors des récidives, d’autres lésions aux tissus peuvent se produire, dont la plus grave est l’instabilité.

La luxation partielle est appelé subluxation. Dans ce cas, il n’est pas utile que l’orthopédiste la remette à sa place.

Les luxations récurrentes peuvent être partielles ou complètes. Elles provoquent des douleurs et de l’instabilité en levant le bras ou en l’éloignant du corps.
Des épisodes répétés de subluxation ou de luxation provoquent une augmentation du risque de développer l’arthrose de l’articulation.

Déchirures répétées
Certaines personnes souffrant d’instabilité de l’épaule n’ont jamais eu de luxation.
La majorité de ces patients ont des ligaments lâches (non tendus) dans les épaules qui réduisent la stabilité articulaire.
Pourquoi ?
Ce dommage peut être la conséquence de mouvements répétés vers le haut, au dessus de la tête. Cela se produit généralement chez les personnes qui font certains travaux ou des sports comme la natation, le tennis et le volley.

La conséquence peut être une épaule :

  • Douloureuse,
  • Instable.
Lésion,bourrelet,bankart,slap,ancre

© fotolia.com

Lésion du bourrelet glénoïdien
Observez :
Le bourrelet glénoïdien ou labrum glénoïdal est un anneau de cartilage fibreux qui entoure la glène de l’omoplate. C’est un stabilisateur statique dans lequel s’insère la capsule et plusieurs ligaments.
La lésion de Brankart est le détachement de la partie avant et inférieure du bourrelet glénoïdien.


La lacération du labrum ou bourrelet glénoïdien peut se produire de plusieurs façons, et le type de traitement dépend de la lésion.
La SLAP lésion est un type de déchirure du bourrelet glénoïdien. La cause la plus fréquente est une chute sur la main tendue.

Lésion du bourrelet glénoidienLe tissu mou du bourrelet glénoïdien peut être écrasé entre l’omoplate et l’humérus. Lorsque cela se produit, le bourrelet glénoïdien peut se déchirer.
Si la lésion du bourrelet glénoïdien s’étend, elle peut devenir un lambeau de tissu qui se déplace à l’intérieur et à l’extérieur de l’articulation, coincée entre :

  • La tête de l’humus,
  • La glène de l’omoplate.

Cela peut provoquer des douleurs lorsque l’on bouge l’épaule.
Différents tendons et les ligaments s’insèrent sur le bourrelet et aident à maintenir la stabilité de l’épaule.
Si le bourrelet glénoïdien se déchire, l’épaule devient souvent beaucoup moins stable et peut se luxer plus facilement.

Prédisposition génétique
Certaines personnes naissent avec les ligaments de l’épaule lâches (ils ont une capsule articulaire grande ou non tendue).
Chez ces personnes, l’instabilité peut se produire :

  • Sans aucun traumatisme,
  • En cas de légères lésions.

 

Symptômes de l’instabilité de l’épaule

Les symptômes de l’instabilité chronique de l’épaule sont:

  • Une douleur de l’épaule,
  • Des subluxations à répétition,
  • Un sentiment persistant d’insécurité ou de bras détaché qui glisse dans et hors de l’épaule, ou tout simplement ressenti comme “suspendu”.

Les symptômes de la lésion du bourrelet glénoïdien (labrum glénoïdal)
Les symptômes d’une déchirure du bourrelet glénoïdien de l’épaule sont:

  • Des douleurs pendant les activités de la vie quotidienne,
  • Des blocages ou des craquements pendant le mouvement,
  • Des douleurs nocturnes,
  • un sentiment d’instabilité de l’épaule,
  • Une réduction de l’amplitude de mouvements,
  • Une perte de force.

 

Diagnostic de l’instabilité de l’épaule

Le test de l’appréhension est utile pour évaluer les patients souffrant d’instabilité antérieure.
L’examen est effectué avec :

  1. Le bras élevé latéralement à 90°,
  2. Le coude fléchi à 90°.

On procède à une rotation externe progressive de l’épaule avec une légère force dirigée antérieurement.
Si le test provoque de la douleur, cela n’indique pas forcément une instabilité antérieure parce que ce test peut également faire mal chez les patients souffrant de conflit sous-acromial.
Et donc ?
Le test est positif si le patient ressent un sentiment d’instabilité imminent qui diminue en changeant la direction de la force appliquée d’antérieure à postérieure.

 

Examens pour l’instabilité de l’épaule

Le premier examen à pratiquer pour l’instabilité gléno-humérale est une radiographie simple avec projection :

  1. Antéro-postérieure,
  2. Latérale.

En cas de luxation antérieure de l’épaule, la partie postéro-latérale de la tête humérale peut toucher le bord glénoïdal en provoquant une fracture de compression appelée “fracture de Hills-Sachs” ou “encoche de Malgaigne”.
Cette lésion augmente le risque d’échec d’une intervention de stabilisation arthroscopique de l’épaule.

Pourquoi est-ce important ?
Les autres examens instrumentaux, tels que le scanner (TDM) et l’imagerie par résonance magnétique (IRM), sont utiles lorsque le diagnostic n’est pas clair.

Le scanner peut être utile pour montrer les anomalies osseuses, telles que :

  1. La perte de substance osseuse glénoïdienne,
  2. Les fractures,
  3. Les anomalies de la tête humérale.

Le scanner de l’épaule avec produit de contraste peut fournir plus d’informations sur l’état :

  1. Du labrum glénoïdal (bourrelet glénoïdien),
  2. De la coiffe des rotateurs,
  3. Des ligaments et de la capsule.

L’IRM est extrêmement utile et est l’examen le plus utilisé pour examiner les tissus mous. Cependant, elle ne fournit pas une image claire des lésions osseuses.
Lors de la phase aiguë, l’hématome articulaire causé par la luxation agit comme un moyen de contraste intra-articulaire.
Pendant la phase chronique, l’IRM utilisant le gadolinium comme produit de contraste est une modalité utile afin d’évaluer d’éventuels dommages aux tissus mous tels que :

  1. La lésion du labrum glénoïdal,
  2. Les dommages capsulaires.

Outre la lésion de Bankart pendant la luxation de l’épaule antérieure, il peut se produire :

  1. Une lésion du labrum glénoïdale antérieur avec avulsion du feuillet périosté (ALPSA),
  2. Une avulsion humérale du ligament gléno-humérale(HAGL).

Ils sont associés à des taux de récidive plus élevés et l’échec postopératoire est plus probable. Les lésions HAGL et ALPSA sont mieux observables avec des examens avancés comme l’IRM.

Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3261242/

L’échographie n’est pas indiquée pour l’épaule instable.

 

Que faut-il faire ? Traitement de l’instabilité de l’épaule

Dans un premier temps, le traitement de l’instabilité chronique de l’épaule est non chirurgical.
Si cette option ne soulage pas la douleur et l’instabilité, une intervention chirurgicale peut être nécessaire.
Cependant :

Chez de jeunes athlètes, une intervention chirurgicale précoce est préférable car avec le traitement conservateur, les récidives sont plus fréquentes..
Il faut souvent plusieurs mois de traitement et d’exercices de renforcement avant que l’épaule ne redevienne assez stable.
Quelques changements dans le style de vie sont nécessaires pour éviter les activités qui aggravent les symptômes.

Et les médicaments ?
Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens tels que l’aspirine et l’ibuprofène réduisent la douleur et le gonflement.
Cependant, ils n’ont aucun effet sur l’instabilité.
Le renforcement des muscles de l’épaule et des exercices pour le contrôle de l’épaule peuvent augmenter la stabilité.
Le kinésithérapeute met en place un programme d’exercices à effectuer :

  • À la maison,
  • À la salle de sport.
Kinésio taping,instabilité,épaule,luxation,sort,humérus

Kinesio Taping pour l’instabilité de l’épaule
© Massimo Defilippo

Kinésio-Taping pour l’instabilité de l’épaule
Action : stabilisante.
Forme : Une bande en ‘ Y ‘.
Longueur
: de sous le deltoïde jusqu’à l’acromion. Appliquer à la fois le bout avant et arrière avec une légère tension (25-50% de la longueur), en maintenant l’épaule en position neutre.

Thérapie manuelle pour l’instabilité de l’épaule

Concept Mulligan (mobilisation avec mouvement)

mulligan

© Massimo Defilippo

  • Le patient est assis.
  • Le kinésithérapeute est debout, derrière le patient.
  • Le glissement (mouvement accessoire de l’articulation) consiste en une poussée postérieure, latérale et inférieure sur la tête de l’humérus avec une bande pendant que le sujet effectue l’abduction du bras (élévation latérale).
  • La bande passe derrière les hanches du kinésithérapeute et devant l’épaule du patient.
  • Avec le corps, le kinésithérapeute doit pousser pendant toute la durée du mouvement et également lorsque le bras revient en position neutre.
  • Avec une main, il doit appuyer sur l’omoplate du patient pour stabiliser l’épaule.
  • L’autre main est posée sur l’épaule.
  • À la fin du mouvement, le thérapeute applique une surpression.
  • Selon les directives du “Concept Mulligan”, le patient ne doit pas ressentir de douleur pendant le traitement ou juste un léger inconfort.
  • Effectuer 3 séries de 10 répétitions.

 

Quand faut-il opérer ?

L’opération chirurgicale doit être prise en considération :

  1. Chez les patients qui souffrent d’instabilité de l’épaule dans une seule direction et d’instabilité récurrente,
  2. Si la subluxation se produit au cours des activités quotidiennes telles que s’habiller, dormir ou travailler,
  3. Chez les jeunes sportifs, en particulier ceux qui pratiquent des sports de contact, s’ils ne veulent pas renoncer aux activités sportives qui provoquent la subluxation de l’épaule

Chez les personnes qui ont moins de 25 ans, le taux de récidive après la gestion conservative est compris entre 60 et 90%.

Source : Le sort de la luxation antérieure traumatique de l’épaule chez les enfants. – Marans HJ, Ange KR, Schemitsch EH, coin JH – J chirurgie articulaire des osseux Am. 1992 sept. 74 (8): 1242-4.

Parmi les contre-indications du traitement chirurgical, figurent :

  1. La lésion du plexus brachial et du nerf axillaire,
  2. La dysfonction deltoïdienne,
  3. Les infections.

 

Types d’intervention chirurgicale pour l’instabilité de l’épaule

La chirurgie est souvent nécessaire pour réparer les ligaments déchirés ou étirés afin de garder l’articulation de l’épaule en place.

Après une intervention chirurgicale sous arthroscopie, une récidive est plus probable par rapport à une chirurgie à “ciel ouvert” mais ce type d’intervention peut réduire l’ampleur de mouvement pendant la rotation externe après l’opération.
Il est donc conseillé d’effectuer :

  • Une opération à “ciel ouvert” chez les sportifs qui pratiquent un sport de contact,
  • Une stabilisation arthroscopie chez les sportifs qui ont besoin de l’amplitude maximum en rotation externe pour effectuer le geste sportif.
Avantages Inconvénients
Chirurgie à ciel ouvert Pourcentage de récidives plus bas.
  1. Récupération plus lente,
  2. La rotation externe peut être limitée.
  3. Plus de complication.
Intervention chirurgicale sous arthroscopie
  1. Récupération rapide,
  2. La rotation externe est complètement récupérée,
  3. Moins de complications.
Pourcentage de récidives plus élevé.

Les lésions de Bankart (du bourrelet glénoïdien) peuvent être réparées chirurgicalement. Des points de suture et des “ancrages” en plastique sont insérés pour refixer le bourrelet glénoïdien à l’os.
Le chirurgien “gratte” le bourrelet glénoïdien antérieur et applique de petites ancres pour réparer la lésion du bourrelet et de la capsule antérieure de l’articulation.
Les bords inférieures et supérieures de la capsule peuvent être superposés pour :

  1. Améliorer la stabilisation du tissu,
  2. Renforcer la réparation.

Arthroscopie. Les tissus mous de l’épaule peuvent être réparés à l’aide de petits instruments et de petites incisions. C’est une procédure qui peut être effectuée sur une base ambulatoire. L’arthroscopie est une chirurgie mini-invasive.

Que se passe-t-il durant l’opération ?
Le chirurgien voit à l’intérieur de l’épaule grâce à une petite caméra et effectue l’opération avec des instruments spéciaux longs et minces.
Le chirurgien insère des points d’ancrage dans la région antérieure de la glène, proche du bourrelet.
Les sutures passent à travers le bourrelet et les ligaments capsulaires pour compenser l’élongation de ces tissus à cause de la luxation.
Ces sutures sont effectuées du bas vers le haut pour rétablir la partie antéro-inférieure de la capsule et les stabilisateurs statiques de l’articulation gléno-humérale.
Source

 

Intervention chirurgicale sous arthroscopie pour la lésion du bourrelet glénoïdien

Au cours de la chirurgie sous arthroscopie, le médecin examine :

  • Le bourrelet glénoïdien,
  • Le tendon du biceps.

Le chirurgien enlève le lambeau déchiré et corrige tous les éventuels autres problèmes associés.
Si la blessure s’étend au tendon du biceps, ou si celui-ci s’est détaché, le chirurgien doit réparer et rattacher le tendon à l’aide de points d’ancrage.
Les lésions de la partie inférieure de la glène provoque une instabilité de l’épaule.

Intervention,pour,lésion,bourrelet,Bankart,SLAP,ancre

© alamy.com

 

Chirurgie à ciel ouvert
Certains patients peuvent avoir besoin d’une intervention chirurgicale à ciel ouvert.
Une chirurgie ouverte est souvent nécessaire pour corriger une instabilité grave.
Le chirurgien doit effectuer une plus grande incision dans l’épaule pour réparer les tissus endommagés.
Le chirurgien fait une incision sur l’épaule et déplace les muscles pour accéder :

  1. À la capsule articulaire,
  2. Aux ligaments,
  3. Au labrum glénoïdal.

Ces structures sont réparées, rattachées ou fixées en fonction du type de lésion du tissu.
La réparation peut être effectuée avec :

  1. Des points de sutures simples,
  2. Des sutures fixées sur métal,
  3. Des ancres en plastique ou absorbables.

Ces ancres sont insérées dans l’os et elles fixent les sutures utilisées pour renforcer les ligaments.Ces ancres restent dans l’os de manière définitive.

Instabilité multidirectionnelle de l’épaule
La plicature capsulaire arthroscopique et le décalage capsulaire à ciel ouvert sont les meilleures interventions chirurgicales pour le traitement de l’instabilité multidirectionnelle si la rééducation n’a pas donné de résultats satisfaisants.
La plicature capsulaire arthroscopique donne des résultats comparables au déplacement capsulaire à ciel ouvert.
Source


Récupération post-opératoire pour l’instabilité de l’épaule

Après l’intervention chirurgicale, l’épaule doit être temporairement immobilisée par une attelle (écharpe d’immobilisation).
Lorsque l’attelle est retirée, il faut commencer un programme d’exercices de rééducation des ligaments.
À quoi cela sert ?
Les exercices améliorent l’amplitude de mouvement de l’épaule et empêchent la formation de cicatrices lorsque les ligaments guérissent.
Les exercices pour renforcer l’épaule sont insérés progressivement dans le programme de rééducation.
La plupart des patients peuvent écrire et utiliser le bras pour manger à partir de trois à sept jours après l’intervention chirurgicale.
Un programme de kinésithérapie doit être mis en place environ une semaine après l’opération.

Quels sont les temps de récupération post-opératoire ?
L’amplitude totale du mouvement revient habituellement au bout de six à huit semaines.
Habituellement, le temps de récupération de la force est de trois mois.
Il peut être nécessaire d’attendre plusieurs semaines avant de pouvoir conduire.
Le retour au travail ou aux activités sportives dépend du type d’activité, mais il peut être nécessaire d’attendre jusqu’à un an pour :

  1. Les travaux lourds,
  2. Les athlètes de haut niveau.

Avec la chirurgie, la probabilité de récidive de l’instabilité est faible (3 à 5%) et la plupart des patients peuvent reprendre les mêmes activités qu’avant.

Y a-t-il des précaution à prendre pour éviter les récidives ?
Après une intervention à ciel ouvert avec incision du sous-scapulaire, le mouvement de rotation interne active et de rotation externe passive doit être évité jusqu’à la guérison du muscle.
Les protocoles de rééducation postopératoire impliquent généralement une période d’immobilisation avec une attelle pendant 3-4 semaines.
Les mouvements pendulaires doivent commencer immédiatement.
Pendant cette période, il est nécessaire de faire les exercices de mouvement assisté dans les limites suivantes :

  1. Rotation externe (0-30 °),
  2. Flexion vers l’avant (0-90 °).

De la sixième jusqu’à la douzième semaine, le mouvement actif assisté et le mouvement actif doivent être plus intenses pour rétablir toute l’amplitude du mouvement.
Le renforcement commence lorsque l’amplitude du mouvement est complète et indolore.
Les exercices spécifiques au sport peuvent commencer environ 16-20 semaines après l’opération.

Rééducation postopératoire pour la lésion du bourrelet glénoïdien
Après l’intervention chirurgicale, il est nécessaire de maintenir l’épaule dans une attelle (écharpe d’immobilisation) pendant 3 à 4 semaines. Le médecin prescrit également des exercices doux pour récupérer l’amplitude de mouvement en respectant le seuil de douleur (c’est-à-dire que les exercices ne font pas mal).

Quand faut-il commencer la rééducation ?
Lors du retrait de l’écharpe, il est nécessaire de faire des exercices de mouvement et de souplesse pour renforcer progressivement le biceps et les autres muscles de l’épaule, en particulier la coiffe des rotateurs.
Les sportifs peuvent généralement commencer par faire des exercices spécifiques pour le retour à l’activité sportive 6 semaines après l’intervention chirurgicale, bien que le temps de guérison complet soit de 3 à 4 mois.

Conclusion

Je vous ai expliqué comment se présente instabilité de l’épaule et quoi faire.
Maintenant, j’aimerais savoir ce que vous en pensez.
Que ferez-vous pour résoudre ce problème ?
Ou peut-être que vous voulez me poser une question sur quelque chose que vous n’avez pas compris ?
Dans tous les cas, laissez un commentaire ci-dessous.

À lire aussi :

Bibliographie:

  1. Bigliani LU1, Kelkar R, Flatow EL, Pollock RG, Mow VC. Glenohumeral stability. Biomechanical properties of passive and active stabilizers. Clin Orthop Relat Res. 1996 Sep;(330):13-30.
  2. Schenk TJ, Brems JJ. Multidirectional instability of the shoulder: pathophysiology, diagnosis, and management. J Am Acad Orthop Surg. 1998 Jan-Feb;6(1):65-72.
  3. O’Neill DB. Arthroscopic Bankart repair of anterior detachments of the glenoid labrum. A prospective study. J Bone Joint Surg Am. 1999 Oct;81(10):1357-66.
  4. Guillaume D. Dumont, Robert D. Russell, and William J. Robertson. Anterior shoulder instability: a review of pathoanatomy, diagnosis and treatment. Curr Rev Musculoskelet Med. 2011 Dec; 4(4): 200–207. Published online 2011 Aug 2. doi:  10.1007/s12178-011-9092-9.
  5. Longo UG, Rizzello G, Loppini M, Locher J, Buchmann S, Maffulli N, Denaro V.  Multidirectional Instability of the Shoulder: A Systematic Review. Arthroscopy. 2015 Dec;31(12):2431-43. doi: 10.1016/j.arthro.2015.06.006. Epub 2015 Jul 21.
  6. Howell SM1, Galinat BJ. The glenoid-labral socket. A constrained articular surface. Clin Orthop Relat Res. 1989 Jun;(243):122-5.
  7. Marans HJ, Angel KR, Schemitsch EH, Wedge JH. The fate of traumatic anterior dislocation of the shoulder in children. J Bone Joint Surg Am. 1992 Sep;74(8):1242-4.

Massimo Defilippo

Massimo Defilippo Je m’appelle Massimo Defilippo, je suis kinésithérapeute à Rubiera (Italie) et pratique la kinésithérapie et l’ostéopathie depuis 2008.

Physiotherapie pour tous