Prothèse de genou

L’intervention de prothèse totale de genou est une opération chirurgicale au cours de laquelle l’articulation du genou est remplacée par une articulation artificielle.

Le genou est une articulation qui lie le fémur (l’os de la cuisse) au tibia (la partie inférieure de la jambe) et  permet le mouvement de flexion et d’extension.

Les pathologies que l’on peut traiter grâce à une intervention de prothèse de genou sont :

  1. L’arthrose grave du genou ;
  2. Une infection qui peut provoquer une arthrose grave ;
  3. Une lésion grave du cartilage du genou ;
  4. Une polyarthrite rhumatoïde ;
  5. L’hémophilie ;
  6. La goutte et la pseudo goutte ;
  7. La nécrose avasculaire (mort de l’os) ;
  8. Un mauvais alignement (genu valgum ou genu varum grave).

 

Classification des prothèses de genou

Il existe 3 types d’implantations en fonction de l’usure de l’articulation :

La prothèse unicompartimentale
Si l’articulation entre le tibia et le fémur n’est endommagée que sur une face (intérieure ou extérieure), on peut utiliser des prothèses plus petites (appelées unicompartimentales) pour remplacer la partie abîmée.
La récupération est plus rapide, environ 3 mois après l’intervention sauf complications.

La prothèse bicompartimentale
Dans ce type d’intervention, on remplace :

  1. Une face de l’articulation entre le fémur et le tibia (médiale ou latérale) ;
  2. L’articulation fémoro-patellaire (entre le fémur et la rotule).

La récupération est plus longue par rapport à celle de la prothèse unicompartimentale : il faut compter environ 5 à 6 mois.

La prothèse tricompartimentale (prothèse totale de genou)
Si la résonance magnétique montre que toute l’articulation est très endommagée, le chirurgien peut conseiller la prothèse tricompartimentale du genou. Dans cette intervention, on substitue toutes les extrémités des articulations entre le fémur, le tibia et la rotule.
Cette opération est plus risquée et la récupération est beaucoup plus lente : les patients obtiennent une amélioration progressive en 6 à 12 mois.

 

Quand faut-il effectuer l’intervention de prothèse de genou ?

Si l’articulation est très endommagée, il existe différents traitements pour réduire la douleur :

  1. La magnétothérapie ;
  2. La tecar thérapie ;
  3. Les infiltrations d’acide hyaluronique ou de cortisone ;
  4. Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Si tous ces traitements ne suffisent pas et que le patient ressent constamment des douleurs (même la nuit), on peut considérer l’intervention chirurgicale.

 

Contre-indications à l’intervention de prothèse de genou

Les contre-indications à l’opération de prothèse de genou sont :

  • Des problèmes cardiaques graves ;
  • Une insuffisance respiratoire ;
  • Un diabète non traité ;
  • Une insuffisance rénale ;
  • Le système immunitaire affaibli ;
  • L’arthrite septique du genou ;
  • Une grave ostéoporose.

 

Avant l’intervention chirurgicale de prothèse de genou

Deux semaines avant l’intervention :

  • Il faut arrêter la prise de médicaments anticoagulants. Parmi ceux-ci,il y a l’aspirine, l’ibuprofène (Advil), le kétoprofène, le naproxène (Aleve) et d’autres médicaments.
  • Il pourrait être nécessaire d’arrêter la prise de médicaments qui augmentent le risque d’infection. Parmi ceux-ci, nous pouvons citer le méthotrexate, l’Enbrel ou d’autres médicaments qui détruisent le système immunitaire.
  • Il faut prévenir le chirurgien en cas de diabète, de maladies cardiaques et d’autre pathologies.
  • On conseille d’arrêter de fumer car le tabagisme ralentit la guérison de la blessure et de l’os.
  • Il faut que le médecin soit au courant de votre état de santé pendant les jours qui précèdent l’intervention (fièvre, grippe, herpès ou autres maladies).
  • Il faut contacter un kinésithérapeute pour effectuer une gymnastique préopératoire, de manière à préparer le genou à l’intervention.

 

Le jour de l’intervention chirurgicale

  1. Il faut habituellement rester à jeun (il ne faut ni manger ni boire) pendant 6 à 12 heures avant l’intervention.
  2. Il faut prendre les médicaments nécessaires en utilisant une quantité d’eau minime.

Pendant l’intervention chirurgicale, on pratique l’ablation du cartilage et de l’os qui sont endommagés.

Les parties retirées sont remplacées par des pièces artificielles appelées prothèses.
Grâce à l’effet de l’anesthésie, on ne ressent aucune douleur pendant l’intervention.
Il existe principalement deux types d’anesthésie :

  1. L’anesthésie générale : l’ensemble de l’organisme est « endormi », le patient ne ressent donc aucune douleur.
  2. L’anesthésie locorégionale (spinale ou péridurale) : le médicament est injecté dans le dos de manière à n’« endormir » que la moitié du corps, de la taille jusqu’aux pieds. En outre, on administre un médicament qui provoque un effet somnifère pour que la personne s’assoupisse. Ce médicament contient un principe actif qui aide à ne pas se rappeler de l’opération.

Après avoir effectué l’anesthésie, le chirurgien commence l’opération en effectuant une incision sur la peau du genou afin de l’ouvrir.
Cette incision mesure environ 8 à 10 centimètres. On procède ensuite de la manière suivante :

  • On déplace la rotule pour pouvoir atteindre le fémur et le tibia. Le chirurgien procède ensuite à l’ablation des deux extrémités osseuses afin d’installer les prothèses.
  • On coupe la partie postérieure de la rotule pour l’adapter aux nouvelles pièces.
  • On fixe les prothèses à l’extrémité du tibia et du fémur.
  • On attache les deux prothèses à la partie postérieure de la rotule. Pour lier ces trois parties, le chirurgien utilise un ciment osseux spécial.
  • On recoud les muscles et les tendons autour de l’articulation et on suture l’incision chirurgicale.

 

Durée de l’interventionde prothèse de genou et hospitalisation

L’intervention dure environ 2 heures.
Après l’intervention, le genou est recouvert à l’aide d’un pansement ; les liquides en excès sont drainés à travers un petit tube en plastique qui provient directement de l’intérieur de l’articulation.
Après l’intervention chirurgicale, le médecin prescrit des antibiotiques afin de réduire le risque d’infection, ainsi que des médicaments pour fluidifier le sang afin de réduire le risque de caillots dans le sang.
En cas de douleurs aiguës, on peut prendre des analgésiques en gouttes ou par voie péridurale.
À partir du deuxième jour suivant l’opération, on peut recommencer à manger librement.
Il est important de commencer dès que possible à bouger le genou, la jambe et les pieds pour prévenir la formation de caillots dans le sang.
On devrait commencer à marcher le deuxième jour après l’opération.
L’intervention de prothèse de genou prévoit une hospitalisation de 7 à 10 jours, sauf complications. On retire les points de suture environ 10 jours après l’intervention.

 

Après l’opération chirurgicale de prothèse de genou

Avant toute opération, il faut programmer le parcours rééducatif post-opératoire.
Pendant plusieurs semaines après l’intervention, il est nécessaire d’utiliser des béquilles ou un déambulateur.
Il faut organiser à l’avance les transports de la maison à l’hôpital ainsi que le retour au domicile.
Il faut se faire aider dans les activités quotidiennes comme cuisiner, se laver et faire la lessive.
On doit apporter des modifications à la maison, afin de la rendre la plus fonctionnelle possible.
Tout d’abord, il faut placer tous les objets nécessaires au même étage (au rez-de-chaussée ou à un étage accessible avec l’ascenseur) car monter ou descendre les escaliers pourrait être difficile.
On peut envisager d’installer des barres de sécurité pour la douche ou la baignoire et fixer une main courante le long des escaliers.
Si la cuvette des toilettes est très basse, il faut la relever à l’aide d’un appareil spécifique.
Il faut utiliser un banc ou une chaise stable pour prendre sa douche.
Il faut retirer tous les tapis et les fils libres qui se trouvent dans la maison.

 

Risques et complications de l’intervention de prothèse de genou

Prothèse de genouL’intervention chirurgicale de prothèse de genou comporte les risques suivants :

  • Infection ;
  • Caillots de sang dans les veines de la jambe (thrombose veineuse profonde) ou dans les poumons ;
  • Crise cardiaque ;
  • Ictus ;
  • Hématome et épanchement articulaire ;
  • Embolie pulmonaire ;
  • Troubles nerveux ;
  • Troubles vasculaires ;
  • Cicatrices chéloïdiennes (chéloïde) ;
  • Dysmétrie des membres (une jambe plus longue que l’autre).

Le risque d’infection est faible. Toutefois, il faut consulter immédiatement un médecin si les symptômes suivants se manifestent :

  • Fièvre supérieure à 37,8 °C ;
  • Frissons ;
  • Douleur au niveau du drainage ;
  • Rougeurs cutanées, rigidité, genou gonflé et douleur.

Une prothèse de genou infectée se soigne par intervention chirurgicale afin de retirer les parties artificielles et par traitement à base d’antibiotiques pour tuer les bactéries.
Après avoir soigné l’infection, on applique une nouvelle prothèse de reprise.

Les prothèses peuvent se détériorer.
Si les nouvelles articulations se détériorent beaucoup, une autre intervention chirurgicale est nécessaire afin de les remplacer.
Les prothèses soumises au stress quotidien se détériorent même si elles sont en métal ou en plastique résistant. Les parties artificielles se détériorent plus vite si l’on pratique des activités à fort impact ou qui sollicitent beaucoup les articulations.

 

Temps de récupération et pronostic de l’intervention de prothèse de genou

Les résultats d’une intervention chirurgicale de prothèse totale de genou sont souvent excellents.
Après l’opération, neuf patients sur dix ressentent moins de douleur et constatent une meilleure mobilité.
Il faut effectuer régulièrement des contrôles au genou et pratiquer une rééducation avec des exercices de physiothérapie.
La plupart des personnes n’ont pas besoin d’aide pour marcher après la récupération complète.

 

Quelle est la durée de la prothèse de genou ?

La prothèse de genou dure environ 10 à 15 ans. Chez certaines personnes, elle peut durer jusqu’à 20 ou 25 ans avant de ne plus ’être adaptées. On doit donc les remplacer à nouveau.

 

Les composants d’un implant de prothèse de genou

On peut remplacer jusqu’à trois surfaces osseuses dans une prothèse totale de genou :

  1. L’extrémité inférieure du fémur. Le composant fémoral est en métal. On l’insère dans l’extrémité inférieure de l’os. Il présente un sillon modelé pour la rotule.
  2. La surface supérieure du tibia. Le composant tibial est une plateforme en métal plat et dont l’épaisseur est en plastique résistant et durable (polyéthylène). Certains modèles n’ont pas de partie métallique. On lie directement le polyéthylène à l’os. Pour offrir plus de stabilité, la partie métallique de la prothèse peut avoir un support qui s’insère dans le canal osseux du tibia.
  3. La surface postérieure de la rotule. Le composant rotulien est constitué d’une pièce en polyéthylène en forme de dôme qui reproduit la forme de la rotule et qui s’adapte à la partie fémorale.

Tous les composants sont conçus afin d’unir le métal au plastique et de permettre un mouvement fluide afin de provoquer une usure minime.

 

Les prothèses à glissement

1. Modèles postero-stabilisé sacrifiant le ligament croisé postérieur
Dans ces modèles, l’épaisseur du composant tibial est une surface relevée d’un plateau à l’intérieur qui est inséré dans une barre prévue à cet effet dans le composant fémoral.
Le ligament croisé postérieur est retiré afin d’appliquer les composants sur les os. Les parties aident à substituer le travail du ligament croisé postérieur et à empêcher le fémur de glisser trop en avant sur le tibia quand on plie le genou.

2. Les modèles avec conservation du ligament croisé postérieur
Comme le nom le suggère, dans ce modèle de prothèse, le ligament croisé postérieur est conservé. Ces implants ne possèdent ni plateau ni barre, contrairement aux précédents. L’intervention est adaptée aux patients dont le ligament croisé postérieur sain et fonctionnel permet de continuer à stabiliser l’articulation du genou.
Si le genou ne présente pas une bonne stabilité, le chirurgien peut implanter une prothèse liée, c’est-à-dire équipée d’un pivot qui guide le mouvement. Elle est indiquée en cas de laxité ou de rupture des ligaments croisés.
prothèse de genou, unicompartimentale, totale, radiographie

Matériaux utilisés dans l’intervention de prothèse de genou

L’utilisation de composants en métal et en polyéthylène offre une mobilité articulaire excellente entre les surfaces, tout en permettant une usure minimale.

Alliages à base de cobalt-chrome
Les alliages de cobalt-chrome sont durs, résistants à la corrosion et biocompatibles. Avec le titane, le cobalt-chrome est l’un des alliages les plus utilisés pour les prothèses de genou.

Titane et alliages de titane
Le titane pur est généralement utilisé pour les prothèses quand une résistance élevée n’est pas nécessaire. Cela permet à l’os de grandir dans la prothèse ou de se lier au « ciment » pour un ancrage encore plus fort.

Alliages de titane
Les alliages de titane sont biocompatibles dans la nature. Ils contiennent généralement du vanadium et de l’aluminium en plus du titane.
L’alliage de titane le plus utilisé pour les prothèses de genou est le Ti-6Al4V. Le titane pur et les alliages de titane offrent une bonne résistance à la corrosion, rendant le biomatériau inerte (il ne se modifiera pas après l’implantation dans le corps).

Implants non cimentés
Les prothèses de genou peuvent être « cimentées » ou « non cimentées », selon le type de fixation utilisée pour maintenir l’implant en position. La plupart des prothèses de genou sont cimentées.
Il existe également des implants conçus pour se lier directement à l’os sans utiliser de ciment.

Ces derniers se basent sur la croissance de l’os pour l’ancrage à la surface de la prothèse.

Tantale
Le tantale est un métal pur, aux excellentes propriétés biologiques et physiques : il est flexible, résistant à la corrosion et biocompatible.
On a récemment produit une nouvelle substance poreuse à base de tantale poreux.
Il contient de très nombreux pores qui le rendent particulièrement indiqué pour la croissance de l’os à l’intérieur de la prothèse.

Zirconium
L’alliage de zirconium est utilisé dans les nouvelles prothèses de genou en céramique. Cet alliage à base de zirconium se combine avec un composant tibial entièrement en plastique.
Les prothèses composées de nitrure de zirconium sont anallergiques et peuvent donc être implantées chez les patients allergiques aux métaux (par exemple au nickel).
On estime que cette nouvelle prothèse de genou pourrait durer de 20 à 25 ans, bien davantage que les 15 à 20 ans offerts par l’alliage cobalt-chrome et par les prothèses en polyéthylène.

Zimmer ® Gender Solutions™ de l’articulation fémoro-patellaire
La prothèse Zimmer ® Gender Solutions™ pour l’articulation fémoro-patellaire (communément abrégée par le sigle AFP) est un système conçu pour apporter une solution d’intervention précoce aux patients souffrant de douleur fémoro-patellaire irrésolue.
Zimmer a été la première entreprise orthopédique à reconnaître les différences anatomiques qui existent entre les genoux des hommes et des femmes.
Les prothèses de Zimmer Gender Solutions sont révolutionnaires car elles compensent les différences les plus importantes entre les genoux des hommes et des femmes. Il s’agit d’une question de forme, non de dimension.

 

Rééducation après implantation de prothèse de genou

Exercice thérapeutique et mobilité fonctionnelle :

  • Exercices (en position assise ou couchée) passifs, actifs avec l’aide d’un kinésithérapeute, actifs ;
  • Mobilisation passive du genou ;
  • Massothérapie des tissus mous ;
  • Contraction isométrique (sans mouvement) des muscles ;
  • Lever la jambe détendue (élévation) ;
  • Augmentation de l’amplitude de mouvement (ADM) et renforcement musculaire ;
  • Exercices en chaîne cinétique fermée (avec le pied appuyé) seulement si l’articulation est peu douloureuse et si l’on a une bonne force musculaire ;
  • Rééducation : marcher sur des surfaces planes et monter les escaliers ;
  • Entraînement aux changements posturaux.

Reprise des activités quotidiennes
Après la sortie de l’hôpital, on doit continuer l’activité physique.
Il faut s’attendre à des jours positifs et des jours négatifs. Toutefois, en général, on note une amélioration graduelle et une augmentation progressive de la résistance musculaire dans les 6 à 12 mois qui suivent l’opération.

Exercices de physiothérapie – On continue à faire les exercices prescrits pendant au moins deux mois après la chirurgie. Le vélo d’appartement peut aider à maintenir un bon tonus musculaire et à favoriser la flexibilité du genou.
On doit essayer d’atteindre le plus grand degré de flexion et d’extension possible.

Conduire la voiture – Si l’on a subi une intervention au genou gauche et que l’on possède une voiture équipée d’une boîte de vitesse automatique, on peut recommencer à conduire une semaine après ou un peu plus.
Il est nécessaire de terminer le traitement médicamenteux contre la douleur.
Si l’on a subi une intervention au genou droit, on doit éviter de conduire pendant 6 à 8 semaines. Rappelons que les réflexes pourraient ne pas être aussi bons qu’avant l’opération.

Détecteur de métaux dans les aéroports – Le son lorsque l’on passe sous l’appareil dépend de la sensibilité du détecteur de métaux. Il est improbable que la prothèse provoque le déclenchement de l’alarme.
On doit emporter une attestation médicale qui certifie la présence de métal dans le genou.

Activité sexuelle – L’activité sexuelle peut recommencer quatre à six semaines après l’intervention chirurgicale.

Positions pour dormir – On peut dormir couché sur le dos, sur les côtés ou sur le ventre.

Reprendre le travail – La reprise du travail dépend du type de tâche que l’on exécute. Dans certains cas, il faut attendre jusqu’à 6 ou 8 semaines avant de reprendre le travail.

Autres activités – On peut marcher à volonté. Toutefois, la marche ne substitue pas les exercices indiqués par le médecin et par le kinésithérapeute. La natation est recommandée.
On peut commencer dès que les points de suture ont été retirés et que la blessure est cicatrisée, environ 6 à 8 semaines après l’intervention chirurgicale. Les activités « acceptables » sont la danse, le golf et le vélo sur des surfaces planes.
Il faut éviter le tennis, l’escalade, les sports de contact (par exemple le football, le base-ball, le football américain et le rugby), le squash, le ski ou la course.
Il ne faut pas effectuer de tâches difficiles (ne pas déplacer d’objets de plus de 18 kilos) ou pratiquer l’haltérophilie.

 

Protocole rééducatif

Phase I : phase post-opératoire (jusqu’au 3e jour)

Les objectifs du traitement de physiothérapie pendant la phase post-opératoire précoce sont les suivants :

  • Réduire le gonflement ;
  • Augmenter l’amplitude de mouvement ;
  • Améliorer la force musculaire ;
  • Maximiser l’autonomie du patient.

Phase II : phase de mouvement (du 3e jour à la 6e semaine)

Exercices thérapeutiques :

  • Étirement en flexion et extension ;
  • Vélo d’appartement : on commence avec des mouvement circulaires partiels (un quart de cercle) et puis on atteint des amplitudes plus grandes jusqu’à arriver au tour complet ;
  • Mobilisation de la rotule et du genou ;
  • Il faut continuer les exercices isométriques du quadriceps, du biceps fémoral et des fessiers ;
  • Mouvements avec la jambe détendue à 4 niveaux (flexion, abduction, adduction, extension).

De la 4e à la 6e semaine

  • Continuer les exercices précédents et l’activité isométrique (contraction en l’absence de mouvement) ;
  • Commencer les exercices isotoniques (le mouvement isotonique prévoit une contraction du muscle pendant que la jambe bouge) ;
  • Monter et descendre du step au niveau frontal et latéral ;
  • Fentes avant en effectuant seulement ¼ du mouvement complet ;
  • Utiliser la position assise pour augmenter la flexion du genou pendant les moments de pause ;
  • Continuer avec le vélo d’appartement pour augmenter l’amplitude de mouvement ;
  • Commencer un programme de rééducatation en piscine si les lésions cutanées de l’incision du genou sont guéries.

 

Phase III : phase intermédiaire (de la 7e à la 12e semaine)

Exercices thérapeutiques :

  • Poursuivre les exercices énumérés dans la phase II en augmentant la résistance et les répétitions. On recommande d’évaluer la stabilité des articulations de la hanche et du genou. Le médecin doit bien expliquer au patient comment effectuer les exercices ;
  • Continuer avec la mobilisation des articulations de la rotule et du genou ;
  • Commencer un programme d’entraînement à l’endurance, en marchant ou en nageant ;
  • Commencer les exercices pour la récupération de l’équilibre, compatibles avec l’âge du patient.

Phase IV : renforcement avancé (de la 12e à la 16e semaine)

Exercices thérapeutiques :

  • Continuer les exercices précédents en augmentant progressivement la résistance et les répétitions ;
  • Augmenter la durée des activités d’endurance ;
  • Recommencer les activités spécifiques et de loisir : course, tennis, golf, etc.