Vascularite | symptômes et causes | traitement et alimentation

La vascularite est un processus inflammatoire qui touche la paroi des vaisseaux sanguins et qui peut provoquer des lésions. Les conséquences sont :

  • L’hémorragie,
  • L’ischémie (la réduction du flux du sang dans un tissu).

Causes de la vascularite

Les causes de l’inflammation sont encore au stade de la recherche. On ne connaît que certaines raisons d’épaississement, d’affaiblissement, de rétrécissement, d’allongement, d’obstruction et/ou de cicatrisation des vaisseaux sanguins.

  1. La cause principale est une attaque des vaisseaux sanguins par le système immunitaire, par un mécanisme auto-immun.
    Les causes du dommage immunologique sont :

    • Les complexes immunes, notamment l’ABMA (anticorps anti-membrane basale), l’AECA (anticorps anti-cellule endothéliale) et l’ANCA (anticorps anti-cytoplasme des neutrophiles),
    • Des cellules (les lymphocytes T ou les macrophages).
  2. Certains cancers peuvent causer cette maladie, par exemple les leucémies et les lymphomes qui affectent les cellules du sang.
  3. Les infections (généralement bactériennes) peuvent provoquer une réaction anormale du système immunitaire chez la personne touchée. Cela provoque des dommages aux vaisseaux sanguins.
  4. La vascularite peut aussi être provoquée par des maladies chroniques, comme la polyarthrite rhumatoïde, le lupus, etc.
  5. L’hypersensibilité à certains médicaments est responsable de 10% des vascularites cutanées.

 

Les facteurs de risque peuvent être :

 

Symptômes de la vascularite

Les symptômes de la vascularite sont nombreux et comprennent :

  1. Faible fièvre, qui peut devenir forte,
  2. Inappétence,
  3. Perte de poids,
  4. Fatigue,
  5. Douleurs musculaires et articulaires,
  6. Rigidité des articulations,
  7. Petit traumatisme qui peut causer des gonflements similaires à ceux de la piqûre par un moustique tigre,
  8. Veines et artères gonflées.

Étant donné que le flux sanguin est entravé et, dans certains cas, complètement bloqué, la vascularite peut affecter certains organes et systèmes du corps, et provoquer les symptômes liés à ce trouble.

La vascularite cérébrale peut causer les symptômes suivants :

  1. Forts maux de tête,
  2. Accidents vasculaires cérébraux,
  3. Encéphalopathie,
  4. Convulsions,
  5. Paralysie des nerfs crâniens.

Source : Peter Berlit – (Department of Neurology, Alfried Krupp Hospital, Essen, Germany).

La vascularite cutanée peut provoquer les symptômes suivants :

  1. Éruptions cutanées généralisées, notamment sur les membres inférieurs (jambes),
  2. Ulcères,
  3. Nodules,
  4. Urticaire.

Dans certains cas, elle peut aussi causer d’autres maladies, comme l’arthrite.

Au niveau des nerfs, elle provoque les symptômes suivants :

  • L’engourdissement,
  • Le fourmillement,
  • Des douleurs lancinantes,
  • La faiblesse autour de la zone affectée.

 

Comment diagnostiquer la vascularite ?

Le spécialiste qui s’occupe de la vascularite est le rhumatologue. Il doit effectuer un examen clinique et prescrire des analyses de laboratoire pour pouvoir diagnostiquer un cas de vascularite.
Les examens les plus fréquents comprennent :

  • La biopsie, qui consiste à prélever un petit morceau de tissu pour l’analyser au microscope.
    À travers la biopsie on cherche les caractéristiques de l’inflammation et la nécrose fibrinoïde (substance fibrinoïde éosinophile). Ces éléments démontrent la présence d’un dommage de l’endothélium qui peut favoriser le développement d’une thrombose,
  • L’angiographie, qui est un type de radiographie permettant d’identifier les anomalies des vaisseaux sanguins ;
  • Les analyses de sang avec hémogramme complet, vitesse de sédimentation (VS), protéine C-réactive (PCR), facteur rhumatoïde, ANCA et AAN (anticorps antinucléaires).

Pour la majorité des patients, les médecins peuvent identifier le type de vascularite en fonction des dimensions :

  • Des vaisseaux sanguins,
  • Des organes touchés.

La vascularite des petits vaisseaux sanguins se diagnostique à l’aide d’une biopsie de la peau ou du rein.

Limites de la biopsie :

  • Une seule région du vaisseau est généralement touchée. Si le prélèvement de l’échantillon pour la biopsie est effectué dans un segment sain du vaisseau, le diagnostic n’est pas possible. Le médecin doit donc effectuer plusieurs prélèvements dans la même artère ou dans la même veine.
  • Le cours est aussi intermittent, c’est-à-dire il y a des périodes de rémission.

Pour identifier la vascularite des moyens vaisseaux sanguins, on effectue une biopsie (cérébrale, de la peau ou des nerfs par exemple) ou une angiographie.
L’angiographie permet aussi de diagnostiquer la vascularite des gros vaisseaux sanguins.
On conseille l’angiographie dans certaines régions où la biopsie est dangereuse :

  • Le cerveau,
  • L’intestin,
  • Les gros vaisseaux sanguins comme l’aorte.

Certaines formes de vascularite, comme la maladie de Behçet et la maladie de Kawasaki, sont diagnostiquées en fonction de l’examen objectif, sans effectuer ni biopsie, ni angiographie.

La positivité de certains examens du sang indique un certain type de vascularite. Cela suffit à permettre aux médecins d’établir leur diagnostic.
Le test le plus utile est le test des anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA).
Le résultat positif de l’ANCA peut aider à diagnostiquer les types de vascularite suivants :

  • La granulomatose avec polyangéite (ou granulomatose de Wegener),
  • La polyangéite microscopique,
  • La granulomatose éosinophilique avec polyangéite (ou syndrome de Churg-Strauss).

D’autres analyses de laboratoire peuvent montrer des dommages aux organes. Elles ne suffisent toutefois pas à démontrer la présence d’une vascularite.

 

 

vascularite, analyses du sangComplications de la vascularite

En général, certaines complications sont possibles, par exemple :

  • Dommages aux organes. Certains types de grave vascularite peuvent provoquer des dommages aux organes.
  • Vascularite récidivante. Bien que le traitement de la vascularite soit efficace, dans certains cas, la maladie peut être récidivante et un traitement ultérieur se révèle donc nécessaire.
    Dans certains cas, la vascularite ne disparaît pas complètement. Un nouveau traitement est alors nécessaire.
  • La vascularite touchant les artères de gros et de moyen calibre peut provoquer un infarctus car elle provoque un dommage de l’endothélium, la nécrose fibrinoïde et la thrombose.
    Ils peuvent également favoriser la dilatation des parois vasculaires et provoquer un anévrisme.
  • Les inflammations des petits vaisseaux peuvent favoriser la formation de myosites, pneumonies, myocardites, enterites, névrites, etc.

 

Traitement de la vascularite 

La guérison de cette maladie est lente. Toutefois, le pronostic est bon.
Les temps de récupération peuvent durer plusieurs mois, un an, voire plus. Dans la majorité des cas, si la personne touchée n’a pas développé de problèmes rénaux, pulmonaires ou les deux à la fois, cette pathologie n’est pas mortelle.
Si la maladie devient chronique, un traitement à long terme peut être nécessaire.

Médicaments contre la vascularite

Le traitement varie en fonction du type de vascularite, de la gravité et de l’état de santé du patient. Bien que certains types de vascularite se limitent et s’améliorent spontanément (comme la maladie de Henoch-Schönlein), en cas d’autres types le médecin prescrit des médicaments.

Les cas légers ou modérés sont traités à l’aide :

Les cas graves ou difficiles, parfois liés au dysfonctionnement d’autres organes, peuvent être traités à l’aide de médicaments à base de cortisone pour éliminer l’inflammation.

Parmi les médicaments utilisés pour traiter la vascularite, il y a :

  • Les corticoïdes (cortisone) pour réduire l’inflammation. Le traitement de différents types de vascularite consiste à prendre des corticoïdes, comme la prednisone ou la méthylprednisolone (Medrol). Les effets secondaires de la cortisone peuvent être graves, notamment si la prise de ces médicaments dure dans le temps. Par exemple, le patient peut prendre du poids, souffrir de diabète et d’ostéoporose. Les corticoïdes ne doivent être pris que pour la durée strictement nécessaire pour traiter la maladie.
  • Les médicaments pour moduler le système immunitaire. Dans certains cas graves de vascularite ou lorsque les corticoïdes ne sont pas efficaces, la prise de médicaments cytotoxiques, qui éliminent les cellules du système immunitaire responsables de l’inflammation, peut se révéler nécessaire.
    Les médicaments cytotoxiques comprennent l’azathioprine (Imurel) et le cyclophosphamide (Endoxan).
  • Un autre médicament qui permet de réduire la réponse du système immunitaire est le rituximab (MabThera).
    Ce médicament, en association avec les corticoïdes, est indiqué pour le traitement de la granulomatose avec polyangéite (ou de Wegener) et de la polyangéite microscopique.
  • Les chercheurs ont démontré le succès des médicaments qui altèrent la réponse immunitaire de l’organisme pour traiter certains types de vascularite.
    Les médicaments qui sont encore en phase d’expérimentation comprennent le mycophénolate (Cellcept), l’infliximab (Remicade), l’adalimumab (Humira) et l’anakinra (Kineret).

Régime et alimentation pour la vascularite

Parmi les traitements naturels pour la vascularite il y a un régime équilibré et naturel et l’exercice physique régulier.
Selon le régime du groupe sanguin certains aliments peuvent provoquer une réaction négative du système immunitaire.

Pour éviter le développement de la vascularite il faut notamment éliminer toutes les céréales :

  • Contenant du gluten (le pain, la pizza, les pâtes, les crackers, les gressins, les biscuits, le farro, l’orge, l’aveine, le kamut),
  • Sans gluten (le riz, le millet, le maïs).

Les plantes d’où ces aliments naissent sont les plantes graminées, qui ont un index glycémique élevé et provoquent souvent des allergies.

On peut les remplacer avec :

  • Les légumes secs (les haricots, les pois chiches, les lupins, les pois, les lentilles),
  • Les pommes de terre,
  • Les pseudo-céréales (le quinoa et l’amarante).

Il faut faire attention au sarrasin qui n’est pas toujours bien toléré.