Infarctus de l’intestin | symptômes et causes | diagnostic, veineux

L’infarctus de l’intestin est une pathologie qui provoque la mort d’une portion de l’intestin (nécrose). Il est causé par une diminution de l’apport de sang à l’intestin.

Infarctus de l’intestin
Infarctus de l’intestin

Ce problème se produit quand l’intestin ne reçoit pas assez de sang.
L’ischémie peut affecter l’intestin grêle, le gros intestin ou les deux à la fois.
Cette maladie très grave peut provoquer ;

  • De fortes douleurs,
  • La perte de la fonction intestinale.

L’infarctus intestinal massif est très grave : il peut mener à la mort en quelques jours (généralement 24 heures).

L’infarctus intestinal peut se produire :

  • En raison d’une embolie, si la cause est un embole, il est fréquent chez les patients souffrant de problèmes cardiaques par exemple d’arythmie cardiaque,
  • En raison d’une thrombose (c’est le plus fréquent) si la cause est un caillot qui obstrue un vaisseau sanguin,
  • Sans aucune obstruction, pendant un choc hémorragique on peut avoir une distribution différente de la masse de sang qui circule. Pour porter le sang au cerveau et au cœur on sacrifie les vaisseaux splanchniques et, par conséquent, les cellules ne reçoivent assez d’oxygène et de nutriments. Si l’ischémie est de type non-occlusif on a la formation de segments ischémiques et d’autres segments sains dans l’intestin.

Les personnes âgées (de plus de 50 ans) présentent un risque plus important de développer cette pathologie par rapport aux autres.
Cette maladie est généralement très rare.

Enfants
L’infarctus de l’intestin intéresse principalement les personnes âgées. Toutefois, les nouveau-nés peuvent souffrir d’entérocolite nécrosante, notamment s’ils sont prématurés.

 

Anatomie pathologique

Trois vaisseaux sanguins fondamentaux transportent le sang dans la région abdominale. Ils peuvent provoquer un infarctus d’une des artères de l’intestin :

  1. Tronc cœliaque,
  2. Artère mésentérique supérieure,
  3. Artère mésentérique inférieure.

L’artère mésentérique supérieure comprend l’« arcade de Riolan » d’où partent l’artère :

  • Colique,
  • Iléo-colique,
  • Colique moyenne.

Une obstruction dans la région de cette « arcade de Riolan » peut provoquer un infarctus de l’intestin.

Ischémie veineuse

Un caillot de sang peut se développer dans une veine qui transporte le sange au dehors de l’intestin.
Lorsque la veine est bloquée, le sang rentre dans l’intestin en provoquant un gonflement et un saignement.
Ce trouble se caractérise de :

  1. La congestion de sang,
  2. Le manque d’oxygène,
  3. L’altération de la microcirculation intestinale,
  4. Les anses intestinales sont dilatées et pleines de sang.

On parle généralement d’infarctus pour indiquer le blocage d’une artère, mais dans ce cas on l’utilise également pour l’obstruction veineuse car dans les deux cas on a :

  1. Une carence en oxygène,
  2. Un dommage de l’endothélium (la paroi interne) des vaisseaux sanguins.

Les causes peuvent être :

  1. La compression provoquée par des tumeurs ou des ganglions lymphatiques,
  2. La pancréatite,
  3. Une infection abdominale,
  4. Une maladie intestinale comme la maladie de Crohn, la colite ulcérante et la diverticulite,
  5. Des maladies qui provoquent la thrombophilie,
  6. Des traumatismes,
  7. Une grande quantité d’œstrogènes.

Les symptômes sont identiques à ceux de l’infarctus ou de l’ischémie qui part d’une artère.

Causes de l’infarctus de l’intestin

L’obstruction d’une artère peut être provoquée par :

Cette pathologie peut être causée par l’obstruction des veines en cas de :

  1. Hypertension de la veine porte (qui transporte le sang de l’estomac et de l’intestin vers le foie), la veine porte nait de l’union de la veine mésentérique supérieure et de la veine splénique (où provient la veine mésentérique inférieure),
  2. Thrombose veineuse profonde, elle est plus fréquente si la personne a une condition de thrombophilie ou en cas d’inflammation,
  3. Sepsis,
  4. Traumatisme,
  5. Opération chirurgicale.

Causes d’ischémie intestinale non-occlusive :

  1. Hypotension (tension artérielle basse), la tension basse prolongée provoquée par une intervention chirurgicale au cœur peut provoquer une ischémie intestinale et dans certains cas un infarctus intestinal aussi,
  2. Spasmes (contractions) des artères qui arrivent dans l’intestin,
  3. Cancer du côlon qui s’appuie sur les vaisseaux sanguins et qui peut provoquer un bloquage de la circulation,
  4. Insuffisance cardiaque,
  5. Choc et hémorragie provoquent une réduction de volume de sang circulant et de la pression artérielle,
  6. Effets secondaires des médicaments (vasoconstricteurs, vasodilatateurs et pilule contraceptive) et de certains types de drogue.

Les facteurs de risque sont les suivants :

 

Signes et symptômes de l’infarctus de l’intestin

Les symptômes se divisent en deux groupes :

  • Les symptômes d’infarctus aigu, qui apparaissent soudainement,
  • Les symptômes d’ischémie chronique, qui se développent dans le temps.

Symptômes aigus

  1. Maux de ventre forts et soudains, notamment dans la région abdominale. Les causes de la douleur peuvent être des stimulations chimiques (une ischémie et des variations de pH) ou des stimules mécaniques (la dilatation intestinale à cause de l’obstruction de l’artère ou de la veine),
  2. Nausées,
  3. Vomissements,
  4. Sang dans les selles,
  5. Distension abdominale,
  6. Urgence à déféquer,
  7. Fièvre

En cas de thrombose ou d’embolie, les symptômes ont l’évolution suivante :

  1. Au début la personne ressent beaucoup de douleur, identique à une colique. la douleur n’est pas localisée, mais on le ressent dans l’entier abdomen.
  2. Après quelques heures la douleur se concentre dans la région autour du nombril ou sur un côté. Cette phase dure de 4 à 6 heures. L’intensité de la douleur diminue, mais d’autres symptômes s’aggravent : la fréquence cardiaque accélérée, la tension basse, la respiration rapide.
  3. À la fin de la seconde phase, on a une nécrose intestinale associée à péritonite et choc.

Symptômes chroniques

  1. Maux de ventre après les repas,
  2. Nausées et vomissements,
  3. Diarrhée ou constipation,
  4. Perte de poids, car la personne ne mange pas pour éviter de souffrir,
  5. Ventre gonflé.

 

Complications de l’infarctus intestinal

Les conséquences ou les complications de l’infarctus de l’intestin sont les suivantes :

  1. La mort du tissu intestinal
    Si le flux sanguin est complétement arrêté de manière soudaine, le tissu intestinal peut mourir (gangrène).
  2. La perforation
    On peut développer une lésion de la paroi de l’intestin. La conséquence est la sortie du l’intérieur de l’intestin dans la cavité abdominale, en provoquant une infection grave (péritonite).
  3. La fibrose ou le rétrécissement du côlon
    Le procédé de guérison de l’ischémie provoque la formation de tissu fibreux cicatriciel qui rétrécit et bloque l’intestin.
  4. La mort

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Examens et diagnostic de l’infarctus de l’intestin

Selon les signes et les symptômes présents, le médecin peut prescrire les examens suivants :

  1. Angiographie par scanner ou IRM, pour obtenir des images détaillées du flux sanguin dans l’intestin grêle ou pour détecter les artères bouchées. Parfois, le médecin peut soigner les artères bouchées au cours de cet examen, en cas d’insuffisance de l’artère cœliaque ou de celle mésentérique le médecin peut insérer un stent à travers des cathéters avant qu’un infarctus intestinal se développe.
    De cette manière on rétablit le flux, par exemple en cas d’une pathologie qui touche l’artère cœliaque.
  2. L’artériographie est une radiographie des vaisseaux sanguins.
  3. L’échodoppler montre si on a une obstruction d’une veine ou d’une artère.
  4. Si le patient n’améliore pas en prenant des médicaments, le médecin conseille la chirurgie exploratrice par laparoscopie, qui permet d’identifier et de retirer le tissu endommagé. La chirurgie exploratrice permet d’effectuer le diagnostic et le traitement.

Les analyses de sang permettent d’observer les valeurs suivantes :

  1. Leucocytose (taux élevé de globules blancs) avec neutrophiles supérieurs à 15.000/mm3,
  2. Taux élevé de lactate déshydrogénase (LDH),
  3. Taux élevé d’amylase,
  4. Taux élevé de phosphatase alcaline,
  5. Augmentation des lactates.

 

Traitement de l’infarctus de l’intestin et médicaments

Le traitement de l’ischémie intestinale prévoit de rétablir un flux sanguin suffisant dans l’appareil digestif.
Les solutions varient en fonction du type et de la gravité de la maladie.

Infarctus de l'intestinMédicaments
Les médicaments thrombolytiques peuvent être administrés pour dissoudre le thrombus ou pour prévenir la formation de caillots.
En outre, en cas d’ischémie mésentérique aiguë, des vasodilatateurs sont utilisés pour dilater les vaisseaux sanguins.

En cas d’ischémie mésentérique chronique, le médecin peut prescrire des anticoagulants.

Thrombose veineuse mésentérique
Si l’intestin n’a pas été endommagé, le médecin peut prescrire un médicament anticoagulant à prendre pendant environ trois ou six mois.
Les anticoagulants empêchent la formation de thrombus.
Si les examens montrent l’existence d’un trouble de la coagulation du sang, le patient est contraint, dans certains cas, de prendre des anticoagulants pour le reste de sa vie.
Si les sections du gros intestin sont endommagées, une opération chirurgicale d’ablation peut se révéler nécessaire.

Ischémie du côlon
L’ischémie du côlon peut se soigner spontanément. Toutefois, le médecin peut recommander de prendre des antibiotiques pour traiter ou prévenir toute infection.
Le médecin peut aussi prescrire un traitement pour soigner les autres maladies liées à cette pathologie, par exemple :

Il faut arrêter de prendre tous les médicaments qui provoquent la vasoconstriction, par exemple ceux utilisés dans les cas suivants :

  1. Migraine
  2. Traitements hormonaux
  3. Maladies cardiaques.

Si le côlon a été endommagé, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour retirer le tissu nécrosé ou pour contourner l’obstruction de l’artère intestinale.

Ischémie mésentérique aiguë (infarctus)

Généralement, une opération chirurgicale est nécessaire pour:

  1. Éliminer un caillot de sang,
  2. Contourner l’obstruction d’une artère,
  3. Réparer ou retirer un segment endommagé de l’intestin.

Si la pathologie concerne une région petite d’intestin, un diagnostic précoce permet au chirurgien de retirer le segment d’intestin et d’effectuer une anastomose.
Le traitement comprend des médicaments qui permettent de :

  1. Prévenir la formation de thrombus,
  2. Dissoudre les caillots,
  3. Dilater les vaisseaux sanguins.

Au cours d’une angiographie de diagnostic, il est possible de traiter la pathologie en pratiquant dans le même temps une angioplastie.
L’angioplastie prévoit l’insertion d’un petit ballonnet qui se gonfle dans l’artère pour :

  • La dilater,
  • Comprimer les dépôts de graisses.

Ainsi, le diamètre de l’artère augmente et le sang peut à nouveau circuler librement.
Le médecin peut appliquer une structure cylindrique métallique (stent) dans l’artère pour maintenir l’artère bien ouverte.

En cas d’occlusion complète de l’artère mésentérique supérieure, on développe un infarctus iléal massif et dans ce cas le chirurgien ne peut pas retirer l’iléon (une région de l’intestin grêle) car cela ne permet pas de vivre.
Dans ce cas on administre l’héparine par voie intraveineuse au patient, en espérant que le caillot disparait ou diminue.

Ischémie mésentérique chronique
Généralement, une intervention chirurgicale est nécessaire pour :

  • Rétablir le flux sanguin normal,
  • Prévenir la progression de la pathologie vers une ischémie mésentérique aiguë.

Le chirurgien peut contourner les artères bouchées ou dilater les artères rétrécies :

  • En effectuant une opération d’angioplastie,
  • En appliquant un stent.

En plus de l’opération chirurgicale d’angioplastie ou de pontage, il existe une autre méthode pour le traitement de l’ischémie mésentérique chronique : l’endartériectomie transaortique.
Cette opération consiste à éliminer les plaques qui obstruent l’artère mésentérique.

Convalescence postopératoire

Les temps de récupération postopératoire varient en fonction de l’état du patient et des dimensions de la partie d’intestin nécrosée.
Dans la majorité des cas, le pronostic est mauvais. Toutefois, en cas d’obstruction veineuse, la guérison est plus probable.

 

Prévention, régime alimentaire et alimentation pour prévenir l’infarctus de l’intestin

Certains changements du mode de vie aident à prévenir l’athérosclérose. Il est ainsi possible de réduire le risque d’ischémie intestinale.
Adopter une alimentation riche en fruits, en légumes, en noix et en grains.
Réduire les quantités de sucre ajouté, d’aliments transformés, de céréales et de produits laitiers dans le régime alimentaire.

Tabagisme. Les personnes qui fument doivent consulter leur médecin pour trouver un moyen d’arrêter de fumer.
L’avis du médecin doit être pris en compte. Les médicaments et les substituts nicotiniques sont des solutions possibles.

Activité physique régulière
L’objectif est de pratiquer une activité physique au moins 30 minutes par jour et de maintenir un poids adéquat par rapport à sa taille.

Il faut aussi prévenir et traiter les autres problèmes de santé, par exemple :

  1. Hypertension,
  2. Taux élevé de cholestérol,
  3. Diabète, ou autres maladies qui augmentent le risque d’athérosclérose.