Avortement spontané

Un avortement spontané, appelé également fausse couche, est une interruption de grossesse qui survient dans les 20 premières semaines, bien avant que le fœtus soit capable de survivre en dehors de l’utérus.
Avortement spontané,fausse couche,enceinte, grossesse,douleur,perte » width= »380″ height= »572″ />Environ 10-15 % des grossesses reconnues finissent de cette manière.

 

 

Quelles sont les causes d’une fausse couche ?

On pense que la plupart des fausses couches précoces sont causées par un défaut chromosomique.
Il s’agit généralement d’une erreur génétique isolée et se produit rarement à nouveau.
Les erreurs génétiques qui provoquent une fausse couche sont plus fréquentes lorsque la mère a plus de 35 ans.
Les facteurs qui augmentent le risque de fausse couche sont :

  • Tabagisme. Fumer plus de 14 cigarettes par jour double le risque par rapport aux non-fumeurs.
  • Boire trop d’alcool. Bars même deux pintes de bière ou 4 verres de vin par semaine augmente le risque de fausse couche.
  • Usage de drogues .
  • Etre en surpoids ou obèses. Qui est en surpoids peut réduire la probabilité de faire une fausse couche en perdant du poids avant de tenter de tomber enceinte.
  • Avoir une anomalie de l’utérus ou une faiblesse du col de l’utérus.
  • Souffrir de certaines maladies (par exemple le lupus).
  • Souffrir de diabète sucré non contrôlé.

Il y a d’autres causes moins fréquentes de fausse couche : déséquilibres hormonaux, anomalies de l’utérus, faiblesse du col de l’utérus, certaines infections telles que la listeria et la rubéole.

Les examens pour trouver la cause d’une fausse couche ne sont pas effectués, sauf si on subit trois fausses couches ou plus d’affilé.
La majeure partie des femmes qui avortent une fois n’ont plus d’autres avortements spontanés.
Qui a fait deux fausses couches souffre probablement d’une autre maladie.

Faux mythes après une fausse couche
Après un avortement spontané, il est normal de se sentir coupable d’avoir fait quelque chose ou de se demander pourquoi on n’a pas réussi à faire quelque chose.
Cette n’arrive presque jamais.
En particulier, une fausse couche n’est pas causée par le fait de soulever, par l’effort, le travail, la constipation, le stress, les soucis, le sexe, manger des aliments épicés ou exercices normaux qui sont faits à la maison.
Par ailleurs, attendre un certain temps après une fausse couche n’augmente pas les chances que la prochaine grossesse soit saine.

 

Quels sont les signes et les symptômes d’un avortement spontané ?

Les taches rouges ou brunâtres et les saignements vaginaux sont généralement les premiers signes de fausse couche.
Il faut gardez à l’esprit que jusqu’à 25 % des femmes enceintes ont de petits saignements en début de grossesse (taches de sang trouvées sur le papier hygiénique ou dans la culotte) et la plupart de ces grossesses ne se terminent pas par une fausse couche.

  • On peut ressentir une douleur aux ovaires qui commence habituellement après avoir vu la perte de sang ;
  • La durée de la douleur dépend de la semaine, par exemple, si l’avortement se produit au cours de la neuvième semaine elle dure plus que si il survient lors de la cinquième semaine ;
  • On peut ressentir des crampes, avoir mal au dos, mal à la tête ou avoir une sensation de pression pelvienne qui peut être légère ou forte ;
  • Perte de fluide ou de tissu foetal ;
  • Saignement vaginal de couleur brune ou rouge vif avec crampes dans le ventre.

Si l’on ressent une douleur, les probabilités de tomber enceinte sont beaucoup plus faibles.
Il est très important d’être conscient que les saignements vaginaux, les taches ou la douleur au début de la grossesse peuvent aussi indiquer une grossesse extra-utérine ou molaire.

En outre, si le sang de la mère est de Rhésus négatif, il pourrait être nécessaire de faire une injection d’immunoglobuline Rh dans les deux ou trois jours suivants si on remarque des saignements, sauf si le père du bébé est Rhésus négatif.
Certains avortements spontanés sont pressentis au cours d’une visite prénatale de routine, lorsque le médecin ou l’obstétricien ne sentent pas le rythme cardiaque du bébé ou s’ils remarquent que l’utérus ne se développe pas comme il le devrait.

Souvent, l’embryon ou le fœtus arrête de se développer quelques semaines avant d’avoir des symptômes tels que des saignements ou des crampes.

Beaucoup de femmes pensent avoir un avortement sans symptômes ou sans s’en apercevoir, en réalité, quelque chose se remarque toujours.
Si le médecin soupçonne un avortement spontané, il demande normalement une échographie pour voir ce qui se passe dans l’utérus. Il peut également prescrire un test sanguin.

 

Test et Diagnostic

Le médecin peut faire une série de tests :

  • Examen pelvien. Le gynécologue contrôle si le col de l’utérus a commencé à se dilater.
  • Echographie. Cet examen permet au médecin de vérifier le rythme cardiaque du fœtus et de déterminer si l’embryon se développe normalement.
  • Tests sanguins. Après un avortement, la valeur de l’hormone beta HCG peut être utile dans certains cas pour déterminer si le placenta a été complètement enlevé.
  • Analyse des tissus. Si on retire les tissus, ils peuvent être envoyés au laboratoire pour confirmer la fausse couche et pour exclure d’autres causes de saignement.

Les diagnostics possibles sont :

  • Menace de fausse couche
    Si on rencontre des saignements mais que le col de l’utérus n’a pas encore commencé à se dilater, on parle de menace de fausse couche. Ces grossesses se déroulent ensuite souvent sans autres problèmes.
  • Avortement inévitable
    En cas de saignements, l’utérus est contracté et le col est dilaté.
  • Avortement incomplet
    Cela arrive quand il y a des pertes de matériel fœtal ou placentaire, mais que certaines parties restent dans l’utérus.
  • Avortement manqué
    Les tissus embryonnaires et le placenta restent dans l’utérus, mais l’embryon est mort ou ne s’est jamais formé.
  • Avortement par œuf clair
    L’embryon ne s’est pas développé, même si l’œuf s’est implanté dans l’utérus, alors il se forme un sac gestationnel vide.
  • Avortement complet
    Si l’on perd tous les tissus de la grossesse, cela est considéré comme un avortement spontané complet. Ceci est fréquent pour les avortements spontanés qui se produisent avant la douzième semaine.
  • Avortement septique
    On parle d’avortement septique si développe une infection dans l’utérus.
  • Grossesse extra-utérine
    Cela survient lorsque le fœtus se développe dans les trompes de Fallope au lieu de l’utérus.
    1/ 2% de toutes les grossesses sont ectopiques. Sans traitement, une grossesse extra-utérine peut affecter sérieusement la santé et la fertilité.

 

Est-il nécessaire d’aller à l’hôpital ?

Les saignements pendant la grossesse doivent toujours être signalés au médecin.
Il est important d’avoir un diagnostic correct parce que la fausse couche n’est pas la seule cause de saignements vaginaux.
Toutefois, si les saignements sont abondants ou si on a mal à l’estomac (douleur abdominale) lorsque l’on est enceinte, contacter immédiatement une ambulance.
La majeure partie des femmes qui déclarent des saignements en début de grossesse doit consulter un médecin spécialisé, c’est-à-dire un gynécologue.
échographie transvaginale,Ovaires,polykystiqueLors de la visite, le médecin effectue une échographie transvaginale. Cet examen implique l’insertion d’une petite sonde dans le vagin pour déterminer la cause de l’hémorragie.

Les causes possibles sont les suivantes :

  • Une menace d’avortement,
  • Une fausse couche,
  • D’autres causes de saignements (par exemple une grossesse extra-utérine).

Si le résultat de l’échographie n’est pas clair, le médecin peut demander pratiquer de nouveau l’examen après deux semaines.

 

Besoin d’une thérapie ?

Traitement conservatif
Beaucoup de femmes optent désormais pour  » que la nature suive son cours ». Dans la plupart des cas, le tissu de la grossesse est expulsé naturellement et les saignements s’arrêtent au bout de quelques jours.
Pour la résolution complète, cela peut prendre jusqu’à 14 jours.
L’avortement spontané nécessite une intervention médicale si la femme a déjà eu d’autres fausses couches par le passé, si elle a un trouble de la coagulation ou s’il y a des preuves d’infection.

Cependant, si les saignements empirent et les pertes augmentent ou ne se stabilise pas, le médecin peut proposer un traitement alternatif.
On peut également décider de faire un traitement définitif.
Si les saignements et la douleur se calment, il est nécessaire d’effectuer un test de grossesse trois semaines après.
Si le test est positif, il faut alors consulter le médecin pour une évaluation.

 

Avortement médicamenteux

Dans certains cas, on peut effectuer un traitement médical pour avorter.

Ce traitement implique la prise ou l’insertion dans le vagin d’un médicament.
Ce médicament aide à vider l’utérus et a les mêmes effets qu’une opération.
Habituellement, il n’y a pas besoin d’être hospitalisé pour cela.
On peut continuer à saigner jusqu’à trois semaines après la thérapie médicamenteuse.
Cependant, les saignements doivent être légers.
Beaucoup de femmes préfèrent ce traitement parce qu’elles n’ont généralement pas besoin d’hospitalisation et il n’y a pas besoin d’opération.
IL est nécessaire effectuer un test de grossesse trois semaines après le traitement médical.
Si le résultat est positif, il faut consulter le médecin pour l’évaluation.
Le médecin peut recommander une intervention chirurgicale si les saignements ne s’arrêtent pas au bout de quelques jours, ou si les saignements sont importants.

 

Avortement chirurgical

Si les options vues au-dessus ne sont pas adaptées ou n’ont pas réussies, le médecin peut alors conseiller une opération. L’enlèvement des restes du fœtus est une intervention chirurgicale appelée curetage.
Lors de cette opération, le col de l’utérus est ouvert délicatement et on place un tube mince pour aspirer dans l’utérus. Le raclage par aspiration dure environ 10 minutes et est généralement réalisé sans anesthésie générale.
Certaines femmes développent une infection après un avortement chirurgical. Si on a de la fièvre, des pertes vaginales malodorantes ou des douleurs abdominales, il faut aller immédiatement chez le médecin.
Toute infection est traitée par des antibiotiques.

 

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Qu’est-ce qui se passe après un avortement spontané ? Quels sont les temps récupération ?

On peut avoir de légères crampes semblables à des douleurs menstruelles pendant quelques jours et un léger saignement pendant deux semaines, indépendamment du fait que l’avortement soit naturel ou chirurgical.
On peut prendre le Brufen (ibuprofène) ou l’Efferalgan (paracétamol) pour les crampes abdominales.
Eviter les rapports sexuels, la natation, les lavages vaginaux et utiliser des médicaments par voie vaginale pendant au moins quelques semaines jusqu’à ce que les saignements s’arrêtent.
Si on commence à saigner abondamment (un tampon à chaque heure pleine) et à voir des signes d’infection (tels que fièvre, douleur ou pertes vaginales malodorantes) il faut appeler immédiatement le médecin ou se rendre aux urgences.

 

Prévention

Le soin prénatal précoce est la meilleure prévention des complications de la grossesse, comme une fausse couche.
Les avortements spontanés qui sont causés par des maladies systémiques peuvent être évités si on soigne la maladie avant qu’elle ne survienne la grossesse.
Les fausses couches sont moins probables si on évite les rayons X, les médicaments, l’alcool, une forte consommation de caféine et les maladies infectieuses.
Lorsque le corps d’une mère a du mal à maintenir une grossesse, on peut rencontrer des signes tels que des saignements vaginaux légers.
Cela signifie qu’il existe un risque de fausse couche.
Mais cela ne signifie pas qu’cela va nécessairement avoir lieu.

 

Les premières menstruations après une fausse couche

Habituellement, les ovaires produisent un œuf environ deux semaines après la fausse couche.
Le premier cycle devrait arriver dans les quatre à six semaines après l’avortement spontané.
Il faudrait faire un bilan dans une clinique six semaines après la fausse couche pour savoir s’il y a des problèmes s’assurer que l’utérus a retrouvé sa taille normale.

 

Les conséquences d’une fausse couche sur les futures grossesses

La plupart des problèmes que provoque la fausse couche se produit par hasard et n’est pas susceptible de se produire à nouveau.
Une fausse couche n’augmente pas significativement le risque de récidive lors de la prochaine grossesse.
Habituellement, on ne conseille pas de faire les tests pour les maladies spécifiques aux femmes qui ont eu seulement un ou deux avortements, car il est difficile de trouver quoi que ce soit.

Cependant, les femmes qui ont eu au moins trois avortements consécutifs (on parle d’avortements à répétition) ont un risque élevé de fausse couche lors des grossesses ultérieures.

 

Recherche d’une autre grossesse après une fausse couche

Il n’y a pas de bon moment pour tenter une autre grossesse. Certains couples décident d’attendre pour se remettre de leur perte, tandis que d’autres veulent réessayer tout de suite.
Habituellement, il est recommandé d’attendre au moins le cycle suivant avant de réessayer.
Comme il est possible de tomber enceinte de nouveau déjà dans les jours qui suivent l’avortement il est important d’utiliser des méthodes de contraception jusqu’à ce que l’on soit prêt à essayer à nouveau.

 

Si on est Rhésus négatif

Qui a un groupe sang avec un Rhésus négatif doit faire une injection d’immunoglobulines anti-D après une fausse couche.
Cela évite les problèmes avec le facteur Rhésus pour de futures grossesses.

 

Se préparer à une autre grossesse après une fausse couche

Bien que les motifs les plus fréquents de fausse couche ne puissent être évités, on peut améliorer les chances d’être fertile à long terme et de mettre fin à une grossesse ainsi :

  • Arrêter de fumer
  • Faites de l’exercice physique régulier et suivre un régime alimentaire équilibré
  • Réduire le stress

 

Prendre de l’acide folique

Il est recommandé à toutes les femmes qui planifient une grossesse de prendre de l’acide folique qui favorise le développement normal du système nerveux de l’enfant. Il est recommandé de prendre 0,5 mg par jour à partit d’un mois avant la grossesse et jusqu’à 12 semaines de gestation.