Maladie de Horton

Les types d’artérite

La maladie de Horton

La maladie de Horton (ou artérite giganto-cellulaire) est une maladie auto-immune caractérisée par l’inflammation de la paroi interne des artères, c’est-à-dire les vaisseaux sanguins qui transportent le sang riche en oxygène du cœur vers les autres organes.
Les artères les plus touchées se trouvent au niveau :

  • De la tête,
  • Du cou,
  • Plus particulièrement au niveau des artères temporales.

C’est pour cette raison que l’artérite giganto-cellulaire est aussi appelée artérite temporale ou crânienne.

Maladie de HortonElle peut être :

  • Unilatérale,
  • Bilatérale.

Elle affecte généralement :

  • Les personnes âgées,
  • Les personnes de plus de 50 ans.

Les enfants sont donc exclus.

La périartérite noueuse
La périartérite noueuse (également appelée maladie de Kussmaul-Maier ou périartérite noueuse infantile) est une vascularite inflammatoire des artères de petite ou moyenne taille qui transportent le sang du cœur aux organes et aux tissus.
Dans la plupart des cas, la cause est inconnue. Elle survient :

  • En général, chez les adultes entre 30 et 49 ans,
  • Parfois, chez les patients positifs à l’hépatite B.

Les symptômes de cette maladie varient selon le nombre et la taille des vaisseaux sanguins affectés. Comme c’est souvent le cas pour les autres vascularites, la périartérite noueuse présente les mêmes symptômes que la grippe :

Des éruptions cutanées et d’autres blessures assez hétérogènes peuvent survenir.

  1. Lorsque la maladie affecte le système nerveux central, le patient ressent :
  2. Quand les vaisseaux artériels des reins sont touchés, le principal signe est l’insuffisance rénale accompagnée  éventuellement de :
  3. Si ce sont les artères coronaires qui s’enflamment, il se produit :

Les signes et les symptômes de la périartérite noueuse se traitent de façon rapide et efficace grâce aux médicaments immunosuppresseurs. Toutefois, il y a un risque élevé de récidive de la maladie.

La maladie de Takayasu
La maladie de Takayasu, également connue sous le nom d’artérite de Takayasu ou d’aorto-artérite non spécifique, est une vascularite idiopathique chronique qui touche principalement :

  • L’aorte,
  • Ses branches principales,
  • Les artères pulmonaires (dans une moindre mesure).

Les lésions provoquées par cette maladie bloquent complètement et détruisent les parois des vaisseaux sanguins affectés :

  1. Au début, les parois de l’aorte s’épaississent,
  2. Le rétrécissement graduel des branches supérieures et inférieures de l’aorte entraîne alors un apport insuffisant de sang et d’oxygène vers le reste du corps.
  3. Tout cela provoque une lésion totale des branches principales de l’aorte touchées par la maladie.

La diminution du flux sanguin peut provoquer :

  • Une hémorragie rétinienne,
  • La cécité,
  • Une insuffisance aortique,
  • Une insuffisance cardiaque congestive,
  • D’autres affections.

En plus de cela, le pouls de l’artère temporale se sent peu ou est complètement absent.
Chez les patients atteints de la maladie de Takayasu, un anévrisme sévère de l’aorte peut survenir, avec un risque élevé de rupture : les jeunes femmes meurent souvent de façon prématurée à cause de cette complication.

La maladie de Buerger (ou thromboangéite oblitérante) est un type de vascularite inflammatoire occlusive rare qui se produit surtout chez les jeunes hommes dans un contexte d’intoxication tabagique important (hommes qui fument beaucoup).
La maladie de Buerger touche les petites et moyennes artères du corps et peut provoquer un rétrécissement important des artères.
Les symptômes sont les suivants :

  1. Ulcère,
  2. Douleurs,
  3. Perte de sensibilité,
  4. Syndrome de Raynaud,
  5. Gangrène,
  6. Ischémie,

Si elle n’est pas traitée, la maladie peut se propager à la zone nécrotique (gangrène).
Dans les cas les plus graves, le chirurgien procède à l’amputation du membre inférieur (sous le genou) afin d’éviter le décès du patient.

 

Les causes de la maladie de Horton, dite artérite giganto-cellulaire

Les artères sont comme des tuyaux flexibles avec des parois épaisses et élastiques.

  1. Le sang oxygéné sort du cœur à travers l’aorte, l’artère principale du corps.
  2. Celle-ci se divise ensuite en plusieurs petites artères : ces vaisseaux transportent le sang vers toutes les extrémités du corps, y compris le cerveau et les organes internes.

L’artérite giganto-cellulaire provoque :

  • l’inflammation de certaines artères,
  • Le rétrécissement de la cavité interne,
  • Une diminution du flux sanguin.

La cause de ce trouble reste encore inconnue.
Cette artérite peut affecter presque toutes les artères de grande et moyenne dimension dans le corps mais elle touche plus généralement les artères temporales : ces vaisseaux sanguins passent devant l’oreille et remontent jusqu’au cuir chevelu, ils gonflent facilement lorsqu’ils sont enflammés.
Dans certains cas, le gonflement affecte seulement une partie de l’artère temporale alors que le reste du vaisseau sanguin est normal.

 

Les symptômes de la maladie de Horton ou artérite temporale

Les symptômes les plus fréquents de l’artérite giganto-cellulaire sont l’inflammation et les maux de tête qui se manifestent au niveau des tempes. Certains patients peuvent ne ressentir la douleur que :

  • D’un seul côté,
  • Sur le devant de la tête.

Les symptômes les plus importants d’artérite temporale sont les suivants :

 

Les complications de l’artérite temporale

Ces complications se produisent si l’artérite temporale n’est pas traitée ou suite au traitement à base de corticoïdes oraux :

  1. Inflammation et lésions d’autres vaisseaux sanguins artériels,
  2. Apparition d’anévrisme, surtout au niveau de l’aorte,
  3. Perte de la vue et cécité (provoquée par une lésion ischémique du nerf optique),
  4. Faiblesse des muscles oculaires,
  5. Accident vasculaire cérébral,
  6. Mort.

La cortisone provoque plusieurs effets secondaires : les patients ont un risque élevé de développer certaines maladies, comme :

Les autres effets secondaires possibles des médicaments sont :

 

Le diagnostic de l’artérite temporale

L’artérite giganto-cellulaire est difficile à diagnostiquer, il faut un traitement opportun pour prévenir les complications telles que :

  • la perte de la vue,
  • Une réduction du champ visuel.

Les médecins rhumatologues sont experts en maladies inflammatoires des vaisseaux sanguins et sont donc spécialisés dans le diagnostic et le traitement de ces maladies rares.

Au début, le médecin :

  1. Procède à un examen physique complet du patient et examine très attentivement :
    • Les artères temporales,
    • Les parties œdémateuses présentes sur le cuir chevelu.
  2. Prescrit également une prise de sang : les analyses de laboratoire sont très utiles pour formuler le diagnostic de l’artérite temporale.

Les analyses de sang comprennent :

  • L’hémoglobine : ce test permet de mesurer la quantité d’hémoglobine présente dans le sang.
  • L’hématocrite : ce test mesure le pourcentage de globules rouges dans le sang.
  • Les tests de la fonction hépatique
  • La VS : la vitesse de sédimentation mesure à quelle vitesse les globules rouges se déposent au fond d’une éprouvette. Lorsque la VS est élevée, le patient présente une inflammation importante.
  • La protéine C réactive : ce test permet de mesurer le niveau de concentration d’une protéine synthétisée par le foie : une valeur élevée indique une inflammation.
  • Anticorps antinucléaires et facteur rhumatoïde : le médecin ne s’attend pas à une altération des auto-anticorps.

Ces tests sont très utiles mais ne suffisent pas à diagnostiquer l’artérite giganto-cellulaire.
Afin d’effectuer un diagnostic complet et définitif, le médecin demande :

  • Une biopsie de l’artère touchée.
    La biopsie pour l’examen histologique (du tissu) est réalisée en ambulatoire sous anesthésie locale.
  • Un scanner,
  • Un IRM.

Les critères diagnostiques de l’ACR (1990) pour le diagnostic différentiel de la maladie de Horton
Lorsque 3 critères sur 5 se vérifient, le patient souffre d’artérite temporale dans 91 % des cas :

  1. Maux de tête localisés qui n’existaient pas avant,
  2. VS supérieure à 50,
  3. Biopsie positive,
  4. Âge (le patient doit avoir au moins 50 ans),
  5. Diminution du pouls ou gonflement de l’artère temporale.

 

Traitement de l’artérite temporale

Il n’existe aucun traitement définitif à la pseudo-polyarthrite rhizomélique et à l’artérite temporale.
Toutefois, ces maladies peuvent être traitées avec des corticoïdes (à base de cortisone) : ces médicaments soulagent rapidement les symptômes des deux pathologies.

  • Pour l’artérite temporale, des doses très élevées de Prednisone sont conseillées pour éviter des complications graves, comme la cécité,
  • Pour soulager la pseudo-polyarthrite rhizomélique, de faibles doses de corticostéroïdes suffisent.

Le patient devrait réagir de façon positive au traitement : l’absence d’amélioration clinique sous quelques jours peut remettre en question le diagnostic d’artérite temporale ou de pseudo-polyarthrite rhizomélique.

Le médecin doit évaluer soigneusement les corticoïdes à prescrire en tenant compte de :

  • L’âge,
  • La présence d’autres maladies,
  • D’éventuels médicaments que prend le patient.

Le médecin examine surtout :

  • La fonction cardiaque,
  • La fonction pulmonaire,
  • Le taux de sucre dans le sang, qui peut augmenter à cause de la cortisone.

Le traitement chronique avec les médicaments à base de cortisone peut provoquer l’ostéoporose.
La prise de compléments de calcium et de vitamine D est donc recommandée.


Régime alimentaire végétalien,fille

Les remèdes naturels pour la maladie de Horton

Avoir une alimentation saine est sans doute le remède naturel le plus efficace.
Le régime alimentaire végétalien ou crudivore a une action anti-inflammatoire puissante qui permet, dans certains cas, d’éviter la prise de médicaments (qui n’éliminent pas la cause mais réduisent seulement les symptômes).

 

Le pronostic et l’évolution de l’artérite temporale

Le médecin recommande à ses patients de faire des visites de contrôle :

  • Une fois par semaine ou tous les 15 jours pendant les deux ou trois premiers mois du traitement,
  • Ensuite, tous les trois mois.

Si les symptômes réapparaissent pendant la période de traitement médicamenteux, le patient doit consulter son médecin pour réajuster le dosage des médicaments.

La plupart des patients ont une espérance de vie normale.
Si le nerf optique est atrophié et si la lésion est importante, les chances de récupérer la vue sont moindres.