Fièvre jaune

La fièvre jaune est une grave infection virale qui se développe généralement suite à une piqûre d’un moustique infecté, appelé Aedes aegypti.

Quand il se transmet à l’homme, le virus de la fièvre jaune peut endommager le foie et d’autres organes internes, ainsi il est potentiellement fatal.

 

Il existe deux types principaux de la maladie :

La fièvre jaune sylvestre –  Les vecteurs sont :

  1. Aedes africanus en Afrique,
  2. Sabethes spp. et Haemagogus spp. en Amérique du Sud.

Le moustique est infecté après avoir piqué un singe. Il peut ensuite transmettre l’infection à l’homme.

Aedes-aegypti
Aedes aegypti

La fièvre jaune urbaine se produit quand le moustique Aedes aegypti transmet le virus d’un être humain à un autre, sans transmission par d’autres primates.

 

Les pays à risque (données 2016)

En Amérique du Sud, les pays où la fièvre jaune est endémique sont :

  • Le Brésil,
  • La Bolivie,
  • Le Pérou,
  • Le Venezuela*,
  • La Colombie,
  • La Guyane et la Guyane française
  • Le Suriname,
  • L’Argentine*,
  • L’Équateur*,
  • Le Panama *,
  • Le Paraguay,
  • Trinité-et-Tobago*.

En Afrique, les pays à risque sont surtout :

  • L’Angola
  • Le Bénin
  • Le Burkina Faso
  • Le Burundi
  • Le Cameroun
  • Le Tchad*
  • La République du Congo
  • La Côte-d’Ivoire
  • L’Éthiopie*
  • Le Gabon
  • La Gambie
  • Le Ghana
  • La Guinée
  • La Guinée-Bissau
  • La Guinée équatoriale
  • Le Kenya*
  • Le Libéria
  • Le Mali*
  • La Mauritanie *
  • Le Niger*
  • Le Nigeria
  • La République Centrafricaine
  • La République démocratique du Congo*
  • Le Sénégal
  • La Sierra Leone
  • Le Soudan*
  • Le Soudan du Sud
  • Le Togo
  • L’Ouganda.

* Uniquement dans certaines régions

 

Causes et contagion de la fièvre jaune

La fièvre jaune est causée par un virus qui est transmis par le moustique Aedes aegypti. Ces moustiques prospèrent dans ou autours des habitations, où elles se reproduisent aussi dans l’eau propre. La majorité des cas de fièvre jaune se produit en :

  • En Afrique subsaharienne,
  • Dans l’Amérique du sud tropicale.

Les êtres humains et les singes peuvent être infectés par le virus de la fièvre jaune.

Les moustiques transmettent le virus entre les singes, les êtres humains ou les deux à la fois.
Quand un moustique pique un être humain ou un singe infecté par fièvre jaune, le virus entre dans le flux sanguin du moustique et circule avant de s’établir dans les glandes salivaires.
Quand un moustique infect pique un autre singe ou un autre être humain, le virus entre dans le flux sanguin de l’hôte, où il peut provoquer la maladie.

 

Quels sont les symptômes de la fièvre jaune ?

Environ la moitié des personnes infectées ne développent pas de symptômes, mais :

  • Dans 20 à 30% des cas, la personne présente des symptômes non spécifiques similaires à la grippe saisonnière.
  • Moins de 20% des personnes ont des symptômes graves,
  • 5 à 10% des cas d’infection peuvent être mortels.

La fièvre jaune a une période d’incubation de 3 à 6 jours – c’est-à-dire qu’il faut de 3 à 6 jours après qu’une personne a été infectée pour observer l’apparition des signes et des symptômes.
La maladie peut se diffuser d’un être humain à un autre ; elle est transmise par les moustiques, qui sont les vecteurs et qui la transmettent aux êtres humains.

Les signes et les symptômes se divisent en deux phases :

La phase aiguë (phase initiale)
Les symptômes initiaux de la fièvre jaune peuvent être :

Ces symptômes améliorent généralement après quelques jours.


Deuxième stade « toxique ».
Même si les signes et les symptômes peuvent disparaître dans quelques jours après la phase toxique, environ 15% des patient développe des symptômes plus graves et entre dans la phase toxique.
Parmi les signes et les symptômes les plus graves, et parfois mortels, il y a :

Entre 20% et 50% des patients qui développent les symptômes de la phase toxique meurent dans quelques semaines.

Les experts disent qu’entre 3% et 7,5% des personnes infectés par la fièvre jaune meurt à cause de cette maladie.
Ceux qui récupèrent généralement n’ont pas de dommages aux organes et sont immunes à cette maladie pour le reste de leur vie.

 

Le diagnostic de la fièvre jaune

Fièvre jaune
Fièvre jaune

La fièvre jaune est généralement diagnostiquée selon les symptômes et les résultats d’un examen du sang.
Parfois, la fièvre jaune peut être difficile à diagnostiquer selon les symptômes, parce qu’ils sont souvent similaires à ceux d’autres maladies comme :

  • Paludisme ou Malaria, une maladie tropicale qui est transmise par les piqûres des moustiques nocturnes.
  • Fièvre typhoïde : une infection bactérienne grave et potentiellement mortelle,
  • Hépatite virale : inflammation du foie causée par un virus,
  • Leptospirose : une infection bactérienne transmise à l’homme par des animaux, comme les rats,
  • Fièvre dengue : une maladie infectieuse qui, comme la fièvre jaune, est transmise par le moustique Aedes aegypti.

Analyse de sang
En cas de fièvre jaune, une prise de sang peut relever la présence :

  • Du virus,
  • De protéines spéciales appelés anticorps, qui sont produites par le corps pour contraster le virus.

Les analyses du sang peuvent aussi présenter une diminution du nombre des globules blancs qui contrastent les infections (leucopénie).

 

Quel est le traitement de la fièvre jaune ?

Actuellement, il n’existe pas un médicament antiviral efficace pour le traitement de la fièvre jaune.
L’attention de l’équipe médicale est orientée au traitement de support à l’hôpital.
Le traitement prévoit :

  • L’assomption de liquides,
  • L’oxygène,
  • Le maintien de la tension sanguine du patient à un niveau adéquat,
  • La réintégration du sang perdu,
  • La dialyse rénale, s’il y a une insuffisance rénale,
  • Le traitement d’éventuelles infections secondaires.

A certains patients on peut faire une transfusion de plasma, pour replacer les protéines qui aident la coagulation.

 

Combien de temps dure-t-elle ? Le pronostic de la fièvre jaune

Environ 5% des personnes infectées ne survivent pas. La mort survient dans les deux semaines suivant l’entrée en phase toxique.
Les temps de récupération pour les personnes atteintes de la fièvre jaune modérée ou grave sont d’environ 10 à 15 jours, mais la fatigue peut subsister pendant 4 à 6 semaines.

 

Prophylaxie et vaccinations

Prévention de la fièvre jaune par la vaccination.
Comme il n’y aucun traitement pour la fièvre jaune, la prévention est fondamentale. Le vaccin de la fièvre jaune est recommandé pour les adultes et les enfants au-dessus de 9 mois qui voyagent dans des pays où il y a le risque de fièvre jaune, ou pour les personnes qui vivent dans ces zones.
Certains pays d’Afrique ou d’Amérique latine, où le risque d’exposition à la fièvre jaune est plus élevé, demandent de démontrer d’avoir fait la vaccination pour la fièvre jaune avant de consentir l’entrée aux étrangers.

Les hôpitaux ou les départements sanitaires locaux ont généralement le vaccin.
Le vaccin dure 10 ans, après lesquels les personnes qui voyagent dans des zones à haut risque doivent le répéter.
Les centres de vaccination approuvés donnent aussi un certificat international que l’on doit présenter dans les pays à risque.


Après avoir effectué le vaccin, consulter immédiatement un médecin si des effets secondaires apparaissent, comme :

  • La fièvre,
  • Des symptômes pseudo-grippaux,
  • D’autres signes anormaux.

Le vaccin de la fièvre jaune, dans des cas rares, a causé :

  • Une réaction allergique,
  • Une encéphalite et une méningite (maladie du système nerveux),
  • Une défaillance multiviscérale.

Qui ne devrait pas faire le vaccin pour la fièvre jaune ?
La vaccination pour la fièvre jaune n’est pas recommandée pour tous. Le vaccin peut provoquer de graves effets secondaires chez certaines personnes.
On est en train de développer un vaccin avec une bactérie morte, qui sera plus sûr.
Les contre-indications du vaccin pour la fièvre jaune :

  • Système immunitaire affaibli, comme en cas de virus VIH
  • Problèmes à la glande du thymus ou cancer,
  • Ceux qui ont effectué un traitement qui peut affaiblir le système immunitaire, comme les stéroïdes ou un traitement pour le cancer,
  • Ceux qui ont une réaction allergique dangereuse aux œufs, à la volaille, à la gélatine ou à un vaccin précédent pour la fièvre jaune,
  • Femmes enceintes ou qui allaitent,
  • Age supérieur à 65 ans,
  • Enfants au-dessous des 9 mois.


Il faut tenir compte que la vaccination a deux objectifs : protéger la santé des voyageurs individuels qui entrent dans les régions à haute risque et protéger la santé publique des pays, en empêchant que la fièvre jaune soit importée dans leurs régions.
Ceux qui sont exempts de la vaccination pour des raisons médicales, pourraient devoir fournir une preuve de l’exemption pour entrer dans certains pays.

Autres mesures de prévention de la fièvre jaune
La vaccination est la mesure préventive la plus importante quand on voyage dans des zones où l’on peut être exposé au virus de la fièvre jaune.
Aucune autre mesure est plus efficace que la vaccination, mais il y a des autres recommandations importantes.

Il faudrait :

  • Utiliser des produits répulsifs anti-moustiques sur la peau exposée et suivre les indications sur l’emballage. Acheter un répulsif avec Deet-Diethyl Toluamide, picaridine, huile d’eucalyptus, citron ou un ingrédient appelé IR3535.
  • Couvrir les bras, les mains, les jambes et la tête pour se protéger des piqûres.
  • Employer un répulsif pour moustiques qui contient de la perméthrine à l’extérieur des vêtements, des moustiquaires et sur d’autres instruments.
  • Employer des moustiquaires sur les fenêtres, les portes et au-dessus du lit pour éloigner les moustiques
  • Eviter de sortir en plein air dans les heures de points des moustiques (du coucher au lever du soleil).
  • Tenir un registre détaillé des lieux internationaux, des dates, des lieux et des activités de plein air s’il faut identifier une infection virale lors du retour.

 

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