Douleur dorsale intercostale et scapulaire

La douleur dorsale ou dorsalgie peut être ressentie de la base du cou à la dernière côte, ce n’est pas le mal au cou ou au dos le plus fréquent. Elle peut être légère, lancinante, constante ou on la ressent seulement pendant le mouvement.

La douleur dorsale la plus fréquente est de type musculaire et articulaire, mais elle ne doit pas être négligée car la tumeur au poumon peut également causer des symptômes dans cette zone.

 

Anatomie du dos et des côtes

Les côtes sont des os du thorax, plats et en forme de bande (on en a 12 paires), capables de protéger et contenir les organes vitaux de la cavité thoracique. Elles naissent de 12 vertèbres dorsales et s’étendent jusqu’au sternum.

La cage thoracique est composée par les côtes, les vertèbres thoraciques et le sternum et elle joue un rôle important de protection du cœur et des poumons.

Les côtes, de la première à la septième, sont appelées « vraies » ou « sternales » car elles s’articulent avec le sternum par l’interposition d’un cartilage ; cela rend la cage thoracique moins raide.

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Cage thoracique vue postérieurement. © Sebastian Kaulitzki – Fotolia.com

Les côtes de la huitième à la dixième ne s’articulent pas avec le sternum, mais avec la côte précédente.
La onzième et la douzième finissent libres à l’avant et sont nommées côtes fluctuantes.

L’interposition du cartilage costal rend la cage thoracique plus élastique. Les cartilages costaux s’allongent progressivement de la première à la septième, puis ils se raccourcissent. Leur liberté de mouvement est fondamentale et doit permettre d’élargir la cage thoracique pendant l’inspiration et de la rétrécir pendant l’expiration.

 

Douleur dorsale ou dorsalgie

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La zone de douleur est soulignée en rouge

Qu’est-ce que cela signifie ?

Presque tout le monde pense que la douleur dorsale et intercostale jusqu’au sternum est causée par un coup de froid ou par le temps qu’il fait. C’est une conviction généralement erronée, on le sait, car la douleur reste également après une semaine.

Il est fondamental d’aller voir un médecin parce que les symptômes dans cette zone du corps peuvent aussi être causés par des pathologies graves comme les néoplasmes, les ulcères, les pleurésies etc.
Si une douleur forte naît de l’appareil musculo-squelettique ou des nerfs, il faut vérifier qu’il n’y ait pas de lésions (fractures, déchirures musculaires, distraction des cartilages costaux etc.) à travers l’évaluation du patient et de ses antécédents.
La douleur peut être bilatérale, mais presque toujours on la sent uniquement dans le côté droit ou gauche du thorax.

Au cabinet, se présentent généralement des patients qui exercent touts types de profession. Un pourcentage très élevé de la population souffre de cette pathologie abstraction faite du travail ; on voit quotidiennement des ouvriers, des employés, des techniciens, des sportifs et des professionnels etc.
La lombalgie est plus fréquente que la dorsalgie, mais on traite plus souvent des patients avec la partie centrale du dos bloqué, car les symptômes sont généralement très forts.
Les patients avec un mal au dos dorsal peuvent avoir n’importe quel âge, les adultes sont les plus touchés.
Si ce trouble n’est pas soigné correctement, il peut devenir chronique ; il y a des patients qui en souffrent pendant 20 à 30 ans.

La douleur est scapulaire, c’est-à-dire qu’elle est localisée entre les deux omoplates,  entre le centre du dos et le cou, et elle peut centrée sur la colonne vertébrale ou un peu sur le côté.

Les personnes qui souffrent de dorsalgie souffrent aussi de lombalgie, cervicalgie ou rachialgie diffuse.
Les médecins pensent souvent que la douleur est causée par une contracture, c’est partiellement vrai, en effet la contracture antalgique est une conséquence de la douleur à l’épine dorsale et de la douleur scapulaire.

La douleur scapulaire, au sommet de l’omoplate est très fréquente, elle concerne surtout les mouvements de l’épaule, en effet les personnes qui en souffrent ne réussissent pas à lever le bras ou à mettre la main derrière la tête ou derrière le dos.

 

Quelles sont les causes de la douleur dorsale ?

La dorsalgie touche presque la moitié de la population, elle touche donc des patients qui font tous types de travail et de sport.
Il est difficile d’identifier une cause avec certitude, il y a des sujets qui se réveillent le matin avec une douleur ou ressentent une gène légère qui augmentent avec le temps.
La douleur est provoquée presque toujours par un ensemble de causes, il est très rare qu’elle naîsse d’une seule structure.
Les personnes âgées peuvent souffrir de spondylose, c’est-à-dire une arthrite vertébrale. Il n’existe pas d’équivalent du torticolis ou du lumbago pour la colonne dorsale.
Le poids du patient ne peut pas être à l’origine de l’apparition des symptômes car même des sujets maigres sont touchés.
Une pathologie auto-immune comme la spondylite ankylosante ou l’arthrite rhumatoïde touche le dos, dans le premier cas la colonne vertébrale prend la forme d’une canne de bambou car elle devient rectiligne.

 

Quels sont les symptômes de la douleur dorsale ?

Les symptômes de la dorsalgie ne concernent pas seulement le dos, la demande à faire au patient est la suivante : si la douleur scapulaire disparaissaît, se sentirait-il guéri ?
La réponse pourrait être négative car le sujet peut ressentir de la fatigue aux bras.
Le mal de dos dorsal est très fort, il est généralement seulement sur un seul côté du dos et on peut le sentir aussi au repos.
La douleur est ressentie en tournant et en pliant le thorax ou en tournant, inclinant, fléchissant et étendant le cou ; dans les cas plus les graves il y a un blocage du dos. Les symptômes sont localisés le plus souvent dans la région haute du dos, derrière les épaules et les omoplates, il peut s’agir plus rarement d’un mal de dos dorsolombaire.
Le patient affirme qu’il ressent des douleurs également lorsqu’il tousse ou qu’il respire profondément.

Les symptômes peuvent être provoqués dans la phase de retour d’un mouvement ou tout de suite après avoir revenu à la position de repos.
Il y a des patients qui se réveillent vers 4 du matin à cause de la douleur et qui doivent se lever car l’intensité est très forte, mais pour qui, pendant la journée, le dos est complètement indolore.
La douleur peut apparaître aussi en respirant profondément. Un patient ne doit pas se sentir bête s’il ressent des symptômes étranges ; il ne faut pas considérer une douleur comme psychosomatique sans la montrer.

 

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IRM cervico-dorsale

Comment fait-on le diagnostic de la douleur dorsale ?

« Un de mes amis dit que la douleur est due aux chaussures, un autre dit que c’est la faute du matelas, j’ai une hernie discale peut-être…mais je me souviens d’avoir soulevé un objet lourd et j’ai peut-être une déchirure musculaire. »

Voici certaines des hypothèses qu’un patient fait généralement, parfois elles sont correctes, le médecin fera une visite pour exclure les pathologies les plus graves. Puis, sur la base des antécédents, des tests et des informations que le patient aura donné, il diagnostiquera le type de dorsalgie.

Les examens qu’il peut prescrire sont : l’IRM et le scanner s’il soupçonne une hernie discale ou une radiographie pour des fractures ou anomalies congénitales au niveau osseux.
Il est possible que le patient souffre de dorsalgie aspécifique sans cause précise et que les examens diagnostiques (IRM, scanner etc.) ne montrent pas de lésions ou d’inflammations.
Ces symptômes peuvent être ponctuels ou des bandes verticales qui se propagent vers le bas ou l’haut.

 

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Manipulation myofasciale

Quoi faire ? Quelle est le traitement de la douleur dorsale ?

Tous les patients devraient améliorer la posture pour éviter de prendre des positions trop « courbées » avec une hypercyphose dorsale, surtout quand on est assis.
Les médicaments anti-inflammatoires (AINS, cortisone, analgésiques, etc.) peuvent soulager la douleur, mais l’amélioration est généralement temporaire car ils n’agissent pas sur la cause du problème.

La déchirure musculaire est un événement très rare, le traitement est exclusivement instrumental, des séances de Laser thérapie ou de Tecar thérapie contribuent à la fermeture de la déchirure.

Le taping neuromusculaire (ou kinésio taping) peut être associé à la thérapie, et sert à relâcher les contractures et à stimuler les muscles du côté sain. De cette manière la tension des épaules et des muscles inter-scapulaires est homogène.

Dans le cas d’une hernie discale, très rare au niveau dorsal, le traitement le plus adéquat est la méthode Mckenzie qui pousse le noyau pulpeux du disque intervertébral vers son site anatomique ; de cette manière il arrête de faire pression sur le nerf et de causer des symptômes.
En ce qui concerne l’arthrose ou la dorsalgie par inflammation, on utilise la physiothérapie instrumentale qui a un effet anti-inflammatoire local.
Les patients qui ressentent de la douleur lors de certains mouvements (habituellement la rotation), tirent profit des techniques de repositionnement articulaire.
Pour les douleurs aspécifiques chez les sujets qui n’ont pas de défauts anatomiques, la thérapie qui a donné les résultats les meilleurs est la manipulation myofasciale, laquelle assouplit les adhérences conjonctives qui piègent les nerfs.
Si le patient sent de la douleur surtout la nuit et quand il se réveille le matin, il faut vérifier si le matelas est adéquate.

 

Douleur ou névralgie intercostale. Qu’est-ce que c’est ?

Est-ce qu’il est possible de ressentir de forts chocs au thorax qui vont de l’omoplate au sternum ?

Exercice de rotation dorsale
Exercice de rotation dorsale

La douleur intercostale aiguë est très forte et naît de la colonne vertébrale dorsale et se développe en suivant le découlement de la côte jusqu’au sternum. Il est possible de ne pas la ressentir au centre du dos mais au niveau de l’omoplate. Dans certains cas la douleur n’arrive pas au sternum mais finit sur le thorax au niveau des côtes.
La composante de la douleur costale qui commence latéralement sur les vertèbres et se propage au sternum est toujours d’origine nerveuse, à laquelle on peut aussi associer un trouble aux os et aux muscles.
Le patient ressent une douleur continue et persistante dans le milieu du dos qui peut s’aggraver quand certains mouvements sont effectués ou quand on prend certaines positions.
La visite médicale est indispensable car les symptômes thoraciques peuvent être causés par de graves pathologies viscérales, mais il n’est pas toujours nécessaire de contacter un spécialiste ou de faire des examens instrumentaux.
Ce trouble touche tous les types de patients, souvent les adultes, et ils peuvent effectuer des travaux lourds ou des travaux de type sédentaire.

 

Quelles sont les causes de la douleur intercostale ?

La cause la plus probable est la hernie discale ou protrusion discale, même si dans cette partie du rachis elle est rare car le disque a une épaisseur réduite. Une autre cause de douleur peut être de type articulaire, la douleur peut naître des facettes articulaires des vertèbres.
Les raisons pour lesquelles la hernie sort ou qu’on a un désalignement vertébral est la posture, un traumatisme soudain ou le soulèvement de poids dans une position incorrecte.
Le coup de froid ne semble pas une cause de douleur intercostale, même s’il peut raidir les muscles et favoriser l’apparition de la douleur.

 

Quels sont les symptômes de la douleur intercostale?

La douleur est très forte ou est semblable à un coup de fouet très fort et insupportable. On peut la ressentir aussi au repos, quand on est immobile, mais généralement elle est liée à des mouvements du bras ou du dos.

La douleur peut être ressentie comme une sensation de brûlure et elle est localisée à la hauteur de la moitié des côtes de la cage thoracique.

Une respiration profonde peut exacerber les symptômes, dans les cas les plus graves, cela peut être seulement respirer normalement.
Le patient souffre quand il tient son bras soulevé longtemps (par exemple quand il se lave les dents), surtout si le bras est tendu vers avant avec le coude à la hauteur de l’épaule (comme quand il l’allonge pour prendre un objet loin).
Les mouvements du thorax et du dos sont douloureux, surtout la rotation d’un seul côté et le pliement vers l’avant. Si la douleur se situe dans la partie haute du dos, même la rotation ou l’inclination du cou peut être fastidieuse.
Des symptômes plus rares sont le fourmillement et la perte de sensibilité sur la poitrine.
La douleur augmente si on maintient la même position pendant au moins 5/10 minutes, si on est assis, debout ou allongé.
Dans les cas les plus graves, le patient reste plié vers un côté avec le dos, parfois il ne s’en rend pas compte jusqu’au moment où on lui montre sa posture devant un miroir.

 

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IRM qui montre deux hernies discales

Comment fait-on le diagnostic de la douleur intercostale ?

La visite médicale est suffisante dans la plupart des cas et elle est nécessaire pour exclure des pathologies viscérales. Si un médecin pense qu’un examen plus approfondi est nécessaire, il prescrit un examen instrumental.
L’IRM ou le scanner montrent une éventuelle protrusion ou hernie discale qui peut être la cause des symptômes du patient.
La radiographie montre seulement les os, elle est donc utile pour diagnostiquer une fracture ou la spondylose, c’est-à-dire l’arthrose vertébrale et la scoliose de l’épine dorsale.
L’écographie ne se fait pas car elle ne réussit pas à donner des informations sur le disque intervertébral et elle permet difficilement de reconnaître les muscles du dos vu qu’ils sont disposés sur 4 couches superposées.
Si les examens du sang, avec les anticorps ANA (anti-nucléaires) sont positifs, ils peuvent indiquer que le patient est atteint de pathologies rhumatismales comme la spondylite ankylosante. Cette maladie doit être confirmée par l’IRM qui montre la colonne vertébrale avec la forme d’une canne de bambou et rectiligne.

Le médecin généraliste peut conseiller une visite spécialisée chez un physiatre, un rhumatologue ou un orthopédiste, s’il la juge appropriée.
Il est presque impossible de trouver une déchirure musculaire au niveau du dos, des muscles de la poitrine et de l’abdomen car les mouvements du tronc ne sont pas très rapides et la présence de beaucoup de ligaments et capsules articulaires ne permet pas de faire étirer les muscles outre leur flexibilité physiologique.

 

Une mention rapide sur la façon de lire les résultats des IRM, scanners, radiographies, etc.

Est-ce que la scoliose peut provoquer une douleur intercostale ?
Non, dans la plupart des cas. Si la courbure scoliotique est très grave, il faut évaluer si elle peut comporter une compression du nerf, mais ce sont des cas extrêmement rares.

Est-ce que l’arthrose peut être une cause de la douleur dorso-costale ?
Il est pratiquement impossible de rencontrer des personnes âgées avec une arthrose qui puisse comprimer le nerf, car cette partie de la colonne vertébrale est moins flexible et donc moins sujette à la dégénération de l’articulation.

Est-ce qu’une hernie discale peut causer une douleur qui se développe du dos au sternum ?
Oui, c’est la cause la plus probable.

J’ai la colonne dorsale rectiligne, est-ce qu’elle cause un mal au dos intercostal ?
Non, elle ne le provoque pas.

 

Quelle est le traitement le plus adéquat pour la douleur intercostale?

Le médecin prescrit les traitements sur la base de la cause du mal au dos.
Généralement la douleur qui naît de la colonne vertébrale présente une cause posturale ou elle est provoquée par des mouvements incorrects. Par conséquent, la première chose à faire est de corriger la posture qui aidera le patient.
Si on soupçonne que la protrusion, la saillie discale ou la hernie discale provoquent les symptômes, le traitement la plus adéquat est manuel. Avec la méthode Mckenzie on obtient des résultats excellents.

La thérapie instrumentale peut être utile pour éliminer l’inflammation, mais elle n’est pas toujours résolutive.
Si le noyau pulpeux du disque intervertébral est sorti de son site anatomique et presse sur le nerf, tous les types de thérapie anti-inflammatoire ne peuvent pas résoudre le trouble. En effet, si la consistance est presque liquide ce n’est pas une inflammation.

 

Douleur dorsale et à l’arrière du bras 

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Image de la région des symptômes de la douleur dorsale et au bras © Sebastian Kaulitzki – Fotolia.com

Qu’est-ce que c’est ?

La douleur d’origine dorsale peut se manifester aussi au bras, habituellement seulement postérieurement.
Les symptômes sont terribles, le patient va bien quand il est allongé, mais s’il est assis ou en position debout il ne réussit pas à trouver une position qui soulage les symptômes.
Si le sujet est debout avec les mains sur les hanches avec la paume de la main tournée vers l’avant, la douleur est dans la zone postérieure du bras, au niveau du triceps et des extenseurs du poignet et des doigts.
Le patient se présente au cabinet avec son avant-bras sur la tête ou tenu par l’autre bras car cela soulage la douleur et calme les symptômes. Généralement, le sujet présente aussi une douleur cervicale et ne réussit pas à bouger son cou sans douleur.
Ce syndrome douloureux est souvent associé à un trouble articulaire au niveau du cou.

 

Quelles sont les causes de la douleur dorsale et à l’arrière du bras ?

Comme chaque dorsalgie de type musculo-squelettique, la douleur est causée par la posture, les traumatismes, les soulèvements effectués de manière incorrecte, la dégénération articulaire (spondylose) ou les malformations congénitales.
Le début est aigu et la douleur énerve car elle est souvent constante.
Les patients affirment que la douleur est causée par une chaise trop haute ou parce qu’ils ont été pliés longtemps pour le travail ou qu’ils ont fait des exercices dans une salle de sport.
La douleur peut être causée par une position anormale des vertèbres qui sont légèrement désalignées et qui causent une friction dans le mouvement. En plus, elle peut être aussi provoquée par une contracture musculaire ou par une protrusion ou un renflement discal.
Certains patients apportent leur IRM et croient que leur problème est la présence de vertèbres écrasées.
Généralement ce n’est pas comme cela car le disque intervertébral dorsal est très étroit et la consommation du cartilage et du disque est habituellement asymptomatique. Les jeunes ou les adultes sont beaucoup plus touchés que les personnes âgées.

 

Quels sont les symptômes de la douleur dorsale et à l’arrière du bras ?

Le sujet touché par ce syndrome cherche à tenir une posture qui n’est pas douloureuse comme la main sur sa tête ou soutenir son bras avec une bande autour du cou.
Pendant la journée le patient ne sait pas quelle position prendre car il ressent une douleur constante et insupportable qui augmente lors de certains mouvements.
Dans ce cas, les symptômes qui partent de la région scapulaire et finissent sur les doigts sont causés par une compression du nerf cervical C6, mais le sujet affirme souvent que son cou est asymptomatique, c’est-à-dire sain.
Cette situation est possible car souvent la douleur de type neurologique ne garantit pas une exacte correspondance entre la région touchée et les symptômes.
Il y a beaucoup de patients qui se présentent au cabinet pour des troubles qui concernent seulement l’épaule ou le coude, causés par un trouble cervical.
Contrairement à la douleur intercostale ou scapulaire, le patient ne ressent pas de douleur en levant le bras en avant, mais il peut ressentir de la douleur à la poitrine sur le côté douloureux.
Les symptômes comprennent un fourmillement constant à l’index et au majeur, une douleur forte sous le bras, en plus le patient sent du mal sur le côté de la colonne vertébrale, près de l’omoplate.
Ce syndrome peut impliquer le cou car ses mouvements sont très limités, mais la douleur est ressentie dans la région de l’omoplate. Le patient exacerbe la douleur quand :

  • Il est plié en avant ;
  • Il regarde vers le haut ;
  • Il tourne et incline le cou vers le côté douloureux.

Le patient ne souffre pas la nuit, mais pendant la journée il a besoin de s’allonger pour aller mieux. En général la douleur diminue durant le mouvement, mais rester immobile dans une position exacerbe les symptômes, comme également respirer intensément.

Il y a un autre type de trouble qu’on ressent au-dessous de la première vertèbre dorsale et continue jusqu’à la moitié arrière de l’avant-bras.
Le mal au dos dorsal peut toucher aussi les sportifs, surtout les joueurs de volleyball. Ce sport comporte des sauts et des atterrissages continus mais aussi des traumatismes causés par l’action du mur et du smash.

 

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Position incorrecte du dos.
© dimis – Fotolia.com

Quelle est le traitement pour la douleur dorsale et à l’arrière du bras ?

La première chose à faire est de corriger la posture, comme baisser la hauteur de la chaise pour un employé, caler un enfant avec un coussin  pour une maman pendant l’allaitement et plier les genoux si on veut soulever un objet par terre plutôt que fléchir le dos.
Il est important de mettre le rouleau lombaire sur une chaise pour maintenir une position correcte du dos.
Toutes les thérapies n’auront pas beaucoup d’effet si le patient maintient des positions incorrectes.
Le traitement le plus efficace est manuel car ce n’est pas une inflammation. La Laser thérapie, la tecar thérapie et la massothérapie servent pour assouplir les contractures qui, étant donné que l’on souffre beaucoup, peuvent se développer sur le cou et la région scapulaire.
Pour les discopathies et les pathologies au niveau articulaire la thérapie la plus adéquate est la méthode Mckenzie avec le repositionnement articulaire.
Si le patient n’a pas de hernie discale, la thérapie manuelle la plus adéquate est la manipulation myofasciale qui assouplit les adhérences dans le tissu connectif qui interfèrent avec les nerfs.